Inauguré le 25 octobre 2010, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Blaise-Compaoré, situé à quelques kilomètres de la capitale sur la route de Saponé, a connu une poussée de fièvre précoce le lundi 29 août dernier lorsque la direction générale a présenté les contrats de travail au personnel.
Le personnel du CHU, nouvellement recruté sur appels à candidatures, s’est en effet insurgé contre ses futures rémunérations présentées à lui par la direction de la formation sanitaire.
On le sait, l’hôpital Blaise-Compaoré a été construit sur financement de Taïwan et se présente incontestablement comme une formation sanitaire de norme internationale.
Depuis un mois maintenant, le personnel soignant recruté y est pour formation, en attendant l’ouverture le jeudi 1er septembre 2011.
Mais avant cette date, lundi dernier lorsque la Direction générale du CHU-BC a présenté les contrats de travail avec toutes les rémunérations détaillées, infirmiers, sages-femmes d’Etat, anesthésistes, etc. ont unanimement réprouvé ces offres. Et une délégation de 10 personnes a été constituée ipso facto pour rencontrer la hiérarchie. Le dialogue noué, c’est ce mercredi 31 août que les responsables de l’hôpital vont répondre à la requête des “protestataires” qui exigent de meilleures propositions salariales. Nous y reviendrons dans nos prochaines livraisons.
Un sujet qui ramène sur la table les questions épineuses des grilles indemnitaires, car, à en croire des sources bien informées, il y aurait des indemnités particulières pour les médecins à hauteur de 100 000 FCFA et rien pour leurs collaborateurs. Ce que ces derniers n’approuvent bien sûr pas et l’ont fait savoir sur-le-champ.
M.A.O.
Lobservateur




