L’Association burkinabè des auditeurs et contrôleurs internes (ABACI) organise les 14 et 15 novembre 2011 à Ouagadougou, la première conférence sous-régionale de l’Union francophone de l’audit interne (UFAI). Placée sous le haut patronage de Luc Adolphe Tiao, Premier ministre burkinabè, et sous le parrainage du président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cette rencontre a pour thème « L’audit interne : quel apport sur les économies de l’UEMOA ? ». La conférence de Ouagadougou regroupe 300 participants venant de 17 pays dont les 8 de l’espace UEMOA.
Considéré par Normand Ouellet comme « un outil de rétroaction au service de la gouvernance qui permet d’apprécier les résultats sur toutes ses formes », l’audit interne se présente de nos jours comme un outil incontournable à une gestion saine et transparente des organisations. Pour sa toute première conférence sous-régionale, l’Union francophone de l’audit interne (UFAI) a donc choisi de plancher sur le thème « L’audit interne : quel apport pour les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ». Cette rencontre organisée par l’Association burkinabè des auditeurs et contrôleurs internes (ABACI) et qui se tient à Ouagadougou les 14 et 15 novembre 2011 est placée sous le haut patronage de Luc Adolphe Tiao, Premier ministre burkinabè, et sous le parrainage du président de la Commission de l’UEMOA. Elle est, à en croire le patron de l’événement, « une belle opportunité d’apprentissage, de partage, de semence et de moissons fructueuses ». C’est un espace propice à la mutualisation des bonnes pratiques en matière d’audit interne, un domaine dont le professionnel, selon le Premier ministre burkinabè, doit avoir des qualités nombreuses et variées. Celles-ci ont pour noms la créativité, l’expertise technique et rationnelle, l’objectivité, la persévérance et la flexibilité.
Préférer à l’audit-sanction un audit préventif
La conférence de Ouagadougou dont la cérémonie d’ouverture a connu la présence de Brigui Rafini, Premier ministre nigérien, connaît la participation de 300 professionnels et personnalités issus des huit pays membres de l’UEMOA, de la France, du Canada, de la Belgique, de la Suisse, du Luxembourg, de la Tunisie, de l’Algérie, du Maroc et de la Guinée équatoriale. Ses travaux qui seront animés par quarante-sept conférenciers et modérateurs consisteront en six conférences, quatre tables-rondes et huit ateliers autour d’importants thèmes. La réflexion que mèneront les participants portera, entre autres, sur « la bonne gouvernance au sein de l’UEMOA : enjeux et perspectives », « les normes de l’audit interne de l’IIA peuvent-elles s’appliquer à l’audit interne des administrations des Etats ? », « l’audit interne, une fonction en pleine évolution ». Les échanges de la première conférence sous-régionale de l’UFAI porteront également sur « l’audit interne peut-il être un levier de la performance du secteur public ? », « la place de l’audit interne dans la gouvernance des entreprises des pays membres de l’UEMOA » et la question de savoir « quelle valeur ajoutée pour le contrôle interne et l’audit interne ? ». Tout en soulignant la nécessité pour les pays à économies fragiles et à ressources limitées de faire de l’audit interne un outil privilégié de mesure des performances, Beyon Luc Adolphe Tiao a rappelé l’opportunité d’aller au-delà des audits-sanctions pour avoir recours à l’audit qui sert à alerter, à prévenir les risques et à rectifier les erreurs. Autrement dit, un audit plus préventif que curatif ou répressif.
Juste PATOIN
Le Pays




