Une attestation, un cadeau et un trophée. C’est par ce geste de stimulation que l’ONG Terre des hommes a distingué cinq employeurs de filles domestiques communément appelées « bonnes », identifiés sur la base de la promotion de comportements sains et valorisants à l’endroit des filles domestiques. Cette soirée de reconnaissance aux employeurs exemplaires, le dimanche 18 décembre 2011, est la suite d’un programme de suivi des conditions de vie et de travail des filles domestiques, mis en place par Terre des hommes depuis un certain temps à Bobo-Dioulasso.
Sur la base des résultats de la dernière administration de ce qu’on appelle échelle de décence (outil de mesure de la situation individuelle des filles employées comme domestiques), Terre des hommes a fait le choix des employeurs ayant obtenu les meilleurs notes sur 136 filles enquêtées. Des entretiens individuels avec les filles concernées ont permis de confronter les notes d’entretien à celles de l’échelle de décence pour arrêter la liste définitive des employeurs. La représentante des filles domestiques, Odile Sérémé, a saisi l’occasion pour remercier Terre des hommes dont l’action leur a permis d’être remises dans leurs droits et d’être traitées par leurs employeurs comme leurs propres progénitures.
La représentante des lauréates du jour, Marcelle Traoré/Sanou, a, quant à elle, appelé l’ensemble des employeurs des filles domestiques à accorder plus d’attention aux « bonnes » en évitant toute violence à leur égard. Le directeur provincial de l’Action sociale et de la solidarité nationale du Houet, Soumaïla Sako, a témoigné de la visibilité des actions de Terre des hommes en faveur des filles domestiques et de la protection des enfants. Il a, par ailleurs, souhaité que ces employeurs qui ont été distingués, servent d’exemples à tous ceux qui utilisent des filles comme main-d’œuvre ménagère.
Terre des hommes étant l’initiateur du programme, le chef de zone, Boureima Guira, s’est réjoui de l’engouement des gens pour l’initiative, et compte travailler à perpétuer l’œuvre afin qu’elle serve véritablement de stimulant pour un traitement clément des filles domestiques. La suite de la soirée a été un arbre de Noël pour les filles domestiques, ce qui a permis à ces dernières de festoyer, de vivre un moment de cohésion sociale.
Josias Zounzaola DABIRE | Lepays.bf




