La rencontre entre gouvernement et syndicats, qui a débuté le 4 novembre dernier, a pris fin le 29 novembre sur un motif de satisfaction. Entre autres mesures annoncées, il y a la reconsidération de la pension des 53 agents admis prématurément à la retraite, en 1988 ; la visite médicale annuelle accordée à tous les retraités ; la bonification d’échelon pour les retraités décorés, et le taux d’annuité de 2% pour tous les retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale. Au lendemain de cette rencontre bipartite, nous sommes allés à la rencontre du président de l’Association nationale des retraités du Burkina, Félix Yaméogo. Voilà ce qu’il nous a confié.
« Le Pays : Présentez-nous brièvement votre structure
Yaméogo Félix : L’Association que je dirige s’occupe de tous les retraités du Burkina, qu’ils soient du privé ou du public. Elle a pour mission de défendre leurs intérêts. Elle a été reconnue en 1968 par le ministère de l’Administration territoriale.
Au terme de la rencontre entre gouvernement et syndicats, beaucoup de mesures comme la prise en compte de la pension des retraités de 1988, la visite médicale annuelle accordée à tous les retraités, la bonification d’échelon accordée à tous les retraités décorés, le taux d’annuité harmonisé, comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?
Cela faisait partie de nos revendications. On s’attendait à ça depuis longtemps. Aujourd’hui, nous sommes contents de ces mesures. C’est une grande satisfaction. A partir du moment où le gouvernement et les partenaires sociaux se sont mis d’accord, on ne peut qu’être heureux. En tout cas, ces mesures nous ont réjouis, encore plus pour les retraités du secteur privé. Vous vous rendez compte que ce n’est pas facile pour quelqu’un qui, pendant la période active, touchait un salaire de 600 000 F CFA par mois, se retrouve avec une pension de retraite de 200 000 F CFA par trimestre.
Monsieur le président, depuis un certain moment, des voix s’élèvent pour dénoncer votre gestion de l’association. Que répondez-vous à ces gens ?
C’est vrai, nous avons lu une « Question à qui de droit » dans votre journal, mais nous avons décidé de ne pas répondre parce que nous nous sommes dit que l’auteur de cet article n’est pas un retraité. Si c’était un retraité, il aurait dû venir chercher l’information auprès du bureau exécutif, d’autant qu’il avoue passer de temps à autre à la Maison Antoine Nanga. Si la personne participait aux activités des retraités, elle devrait savoir comment la maison est gérée. Pour nous, c’est un inconnu. Nous ne savons pas qui a écrit.
Mais là n’est pas le problème. Est-ce que ce qu’il dénonce est réel ?
Le problème qu’il pose n’est pas réel. C’est un faux problème dans la mesure où notre structure est coiffée par un conseil d’administration auquel nous rendons réguilièrement compte.
Devions-nous comprendre qu’il s’agit d’un règlement de comptes ?
Non. Loin s’en faut. Il n’y a pas de règlements de comptes
Monsieur le président, votre dernier mot
Je vous remercie d’être venu vers moi. Je tenais en toute franchise, à dire que nous n’avons jamais eu un ministre comme Soungalo. Nous le félicitons parce qu’il est à l’écoute du 3e âge. Sous sa tutelle, beaucoup de nos préoccupations ont été prises en compte. C’est un ministre concret. Il n’est pas comme ses devanciers. Pour nous, c’est le ministre des retraités.
Propos recueillis par Boundi OUOBA
Le Pays




