L’être humain étant complexe, il n’est pas toujours facile de communiquer avec les autres, mais qu’est ce qui nous différencie les uns des autres ? Pourquoi ils nous semblent parfois impossible d’interagir avec certaines personnes ? C’est sur ces questions que s’est penché Roger Moyson dans son livre « Communiquer dans l’entreprise et dans la vie »
Selon monsieur Moyson, notre personnalité sociale est programmée dès notre enfance et influencée par des coutumes et expressions des gens qui ont marqué notre esprit. Chacun de nous en possède six qui ont des traits de caractères bien spécifiques et qui font surface à tour de rôle, selon les situations. Tout d’abord, l’enfant spontané qui démontre nos pulsions, nos besoins, l’instinct de notre petite enfance. L’enfant adapté qui représente les réflexes d’obéissances qu’à un enfant pour ce faire une place dans le monde des grands. L’enfant rebelle qui est évidemment les moments de révoltes contre l’autorité. Nous possédons tous en nous un parent critique, qui a pour but d’éduquer en orientant et en limitant les comportements. Ensuite, le parent nourricier qui fait surface lorsqu’on cherche à stimuler et à protéger. Finalement, l’adulte qui présente cet aspect de notre personnalité qui est en contact avec la réalité, qui est en mesure de prendre du recul pour réfléchir. C’est cet aspect qui permet d’adapter les programmes des autres personnalités à la réalité.
Nous avons tous une personnalité de prédilection parmi les six. Afin de s’épanouir dans nos rapports avec les autres, nous devons être en mesure de faire agir chacune d’entre-elle de façon harmonieuse tant dans nos rapports professionnels que personnels.
Après avoir pris conscience de l’existence de ces personnalités qui nous habitent, il faut comprendre que pour avoir des relations durables et gagnante nous devons rechercher un terrain d’entente fondamental qui satisfait les deux parties. En situation de communication il faut savoir jouer de trois de nos personnalités, soit celle de l’enfant spontané, le parent nourricier et l’adulte.
Il existe trois types de communication, les communications instinctives, où l’interlocuteur vise une des six personnalités par laquelle l’autre répond, tel que prévu. Ensuite nous avons les communications croisées, dans une situation où l’interlocuteur vise une personnalité spécifique, mais reçoit une réponse d’une autre. Finalement, les communications manipulatrices, celles qui possèdent deux niveaux soient celui du contenu de la communication et celui de la relation entretenue avec l’autre.
Notre personnalité se réalise en fonction des besoins sociaux que nous voulons combler au contact des autres. C’est selon ces besoins que nous évoluons, nous adaptons à notre environnement. M. Moyson résume ces différences en huit personnalités distinctes. D’abord, les sensitifs ceux qui éprouvent le besoin d’être en harmonie avec les autres. Les rêveurs qui sont à la recherche de paix et de sécurité. Les animateurs qui sont caractérisés par leur besoin d’avoir de l’impact sur les autres. Ensuite il y a les rebelles, qui sont des personnes qui ont constamment besoin d’avoir l’attention de leur entourage. Les responsables ceux qui recherchent de la structure et des références dans tout ce qu’ils font. Les exécutants qui sont les gens qui respectent toujours les règles. Les persévérants qui ont besoin de respect et de considération. Finalement, les militants qui cherchent à forcer la reconnaissance. Chacune de ces personnalités présentent des motivations et des modes de communications bien particulières, c’est donc ce qui nous différencie dans notre manière de communiquer avec les autres.
Pour conclure, « communiquer dans l’entreprise et dans la vie » est un bon outil pour apprivoiser les différentes personnalités avec lesquelles nous devons composer tant dans notre milieu de travail que dans notre vie personnelle. Il est plus facile de comprendre pourquoi certain d’entre nous on l’étoffe d’un leader et chercherons constamment à être sous les projecteurs alors que d’autres cherchons à se réaliser en arrière-plan sans se faire remarquer.
Par Marilyne Philie publié sur com1500g.opossum.ca




