Les responsables des conseils des chargeurs des pays d’Afrique de l’ouest et du centre se sont réunis du 25 au 26 mai à Brazzaville, en vue de préparer un argumentaire commun destiné à défendre le bordereau de suivi des cargaisons (BSC) aux négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en juin prochain.
Document de facilitation des échanges, le BSC est utilisé sous des formes différentes dans les pays développés et sous-développés. Il permet de disposer des données fiables sur les cargaisons et d’assurer la traçabilité des marchandises.
«Il constitue donc un outil déterminant dans la réalisation des missions d’assistance aux chargeurs. Car, il contient les informations essentielles relatives à l’acheminement des marchandises. Il fournit l’information en temps réel, ce qui facilite le suivi des cargaisons et sert également à assurer la traçabilité, à identifier toutes sortes de cargaisons en provenance et à destination de ces pays. Ce qui répond parfaitement aux exigences de sûreté et de sécurité prévues par les conventions internationales», a indiqué le secrétaire général de l’Union des conseils des chargeurs africains (UCCA), Serigne Thiam Diop.
Il a estimé que la proposition des partenaires européens d’éliminer le BSC était discriminatoire en ce qu’elle cible en particulier les pays africains, et inacceptable en raison du fait que des systèmes similaires sont applicables ou en projets dans les pays développés (advanced cargo information system ou système d’information anticipé des marchandises).
L’UCCA est l’un des organes spécialisés de l’Organisation maritime des pays d’Afrique de l’ouest et du centre (OMAOC). Président de l’UCCA de 2006 à 2007, le directeur général du Conseil congolais des chargeurs (CCC), Rock Houmaly, a appelé à un sursaut au profit des conseils des chargeurs africains.
«Le présent atelier, doit-il, nous permettre de convaincre sur la place indispensable du BSC dans l’organisation de la desserte de nos ports. Nous ne pouvons plus reculer devant la nécessaire harmonisation de ce document tant du point de vue des informations obligatoires qu’il doit renfermer que de son prix de cession, condition sine qua non, pour la poursuite victorieuse des négociations avec l’OMC (…) La défense du BSC n’est pas une demande en charité, mais simplement une exigence de notre droit légitime à faire du commerce équitable», a-t-il dit.
Au cours des échanges, les responsables des conseils des chargeurs africains devraient s’accorder sur un certain nombre de points parmi lesquels le coût du BSC et la définition des éléments obligatoires et facultatifs, l’harmonisation de la dénomination du BSC, l’approbation d’une démarche devant permettre de faire évoluer les procédures du BSC vers des applications électroniques.
A l’ouverture de l’atelier, le ministre congolais délégué à la marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, a souligné la responsabilité des membres de l’UCCA quant à défendre le BSC.
«Il vous appartient, mesdames et messieurs les membres de l’UCCA, au travers de votre argumentaire, d’apporter la démonstration la plus éclatante qui soit que le BSC est un instrument de facilitation du commerce international qui satisfait aux principes de l’OMC, notamment la transparence, la traçabilité, la prévisibilité et la sécurité de la cargaison», a-t-il déclaré.
Christian Brice Elion
Source : africatime.com




