La Coalition régionale des Cascades de lutte contre la vie chère, la fraude, l’impunité et pour les libertés a organisé le vendredi 17 juin 2011 à Banfora une marche de protestation contre l’application de certaines mesures à la SN-SOSUCO. Au cours de la marche, la coalition a remis une lettre de protestation au haut- commissaire de la Comoé dans laquelle elle exige le rétablissement d’un dialogue social et sincère en plus de la levée du chômage technique.
Le vendredi 17 juin 2011, la Coalition régionale des Cascades de lutte contre la vie chère, la fraude, l’impunité et pour les libertés, forte de plusieurs organisations syndicales et les travailleurs de la SN- SOSUCO, soutenus par leurs collègues d’autres secteurs d’activités, ont organisé une marche de protestation contre « la fermeture programmée de la SN-SOSUCO ». Le point de rassemblement des marcheurs était le siège de la CGT-B/Comoé où ont afflué plusieurs véhicules avec à leurs bords des hommes et des femmes. Initialement prévu pour 7 heures, c’est vers 9 heures que la foule, estimée à environ 1 000 personnes, a pris position sur la nationale n°7 pour le départ. Encadrés par un cordon de sécurité, ils ont progressé vers le haut-commissariat de la Comoé avec, à leur tête, les secrétaires généraux des organisations syndicales signataires du préavis et d’autres personnes qui tenaient des pancartes. C’est le haut-commissaire Casimir B. Séguéda, assisté du secrétaire général de la province et du maire de la commune de Banfora, qui a reçu les marcheurs. Avant de lui remettre la lettre de protestation adressée au président du Conseil des ministres, Oumar Soma l’a lue sous les ovations de ses camarades. Dans cette lettre, la Coalition régionale rappelle le contexte de la privatisation de la SOSUCO, les différentes crises qui s’en sont suivies, le licenciement de travailleurs dont des responsables syndicaux, le tout, a-t-il ajouté, dans un silence coupable et complice du gouvernement. Toujours dans cette lettre, les marcheurs ont relevé la mise en chômage technique de l’ensemble des travailleurs de la SN-SOSUCO pour une durée de deux mois dont la note d’information, de l’avis de Oumar Soma, est intervenue au moment où les organisations syndicales cherchaient à calmer les travailleurs. Pour la coalition, la direction générale de la SN- SOSUCO, en maintenant la sous-traitance et en charcutant la grille salariale, montre qu’elle n’est pas favorable à un dialogue constructif. Elle serait confortée dans cette position, par l’attitude du gouvernement qui veut protéger les investisseurs au détriment des travailleurs. « Si le souci du gouvernement est de sauvegarder le tissu industriel, il dispose cependant de moyens juridiques pour arrêter les dérives de la direction générale de la SN-SOSUCO », a martelé Oumar Soma. Au terme de la lettre, la Coalition régionale, qui entend se battre par tous les moyens pour la sauvegarde de cette entreprise, a exigé la levée du chômage technique, la suspension de la sous-traitance et le rétablissement d’un dialogue social sincère. Pour sa part, le haut-commissaire, Casimir B. Séguéda, a félicité les marcheurs pour le caractère pacifique de leur action. Il les a rassurés que le gouvernement a un œil attentif sur les problèmes de la SN-SOSUCO et que leur lettre sera transmise à qui de droit dans les meilleurs délais. Après le haut-commissariat, les marcheurs ont emprunté leur circuit habituel en passant par l’ancien CHR, le rond-point du Paysan noir avant de rallier de nouveau la nationale n°7 puis le siège de la CGT-B situé à la hauteur des stations Total de Banfora. Là, ils ont écouté des déclarations et ont été invités à rester mobilisés pour la suite de la lutte.
Mamoudou TRAORE
Lepays




