L’adoption d’une monnaie unique en 2020 permettra à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de régler les problèmes de « fluctuation » des monnaies nationales, a estimé le professeur Mohamed Ben Omar Ndiaye, directeur de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO).
Presque toutes les monnaies de l’Afrique de l’Ouest sont soit dans une situation de dépréciation, soit dans une situation de surévaluation, si on considère les taux d’échanges fixes, a fait remarquer M. Ndiaye lors d’un séminaire organisé par l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP).
Selon lui, la future monnaie unique sera une monnaie beaucoup plus stable beaucoup et plus crédible que les monnaies actuellement en vigueur.
La gestion monétaire va être beaucoup plus rigoureuse, a-t-il indiqué, soulignant qu’elle sera partagée, collégiale et communautaire. ‘’La politique monétaire va être unique, commune. Ce ne sera pas une politique monétaire nationale’’, a-t-il précisé.
Toutes choses qui font selon lui espérer que la future monnaie de la CEDEAO sera une monnaie stable.
L’espace communautaire de la CEDEAO compte huit monnaies. En perspective de l’adoption d’une monnaie unique, la Communauté envisage de lancer l’Eco, la monnaie de la seconde zone monétaire constituée pour la plupart de pays anglophones.
‘’Et cinq ans après, la monnaie Eco sera fusionnée avec le FCFA pour avoir la monnaie unique de la CEDEAO en 2020, avec la création de la Banque Centrale unique de la CEDEAO en 2020’’, a indiqué Mohamed Ben Omar Ndiaye.
Toutefois, il a précisé que le passage à une monnaie unique relève d’une décision politique, d’une volonté politique, soulignant qu’il faudra aussi l’adhésion des populations.
’’Nos institutions sont des institutions techniques. Aussi, il faut mettre en place les mécanismes pour que les autorités politiques puissent être à l’aise au moment de proclamer le passage à la monnaie unique de la CEDEAO’’, a-t-il expliqué.
AB/ASG
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