La CEDEAO veut labelliser ses produits et intensifier les échanges intracommunautaires. Pour accompagner les acteurs intervenant dans ce processus, elle a initié une formation sur le Schéma de libéralisation des échanges (SLE). Les experts de 9 pays de la communauté dont le Burkina ont passé en revue la procédure d’attribution des agréments et l’identification des produits éligibles entre autres.
Désormais, pour qu’un produit soit reconnu originaire de la CEDEAO, « il doit être entièrement obtenu dans un ou plusieurs des Etats membres. En outre, le produit doit être obtenu à partir de matières qui n’y ont pas été entièrement obtenues et à condition que ses matières aient fait l’objet dans la communauté d’une ouvraison ou d’une transformation suffisante au sens de l’article 4 du protocole A/P1 /1/03 ». C’est ce que stipule le SLE, l’instrument juridique qui régule les échanges intracommunautaires de l’espace CEDEAO. Cet outil indique également les conditions dans lesquelles les biens et marchandises produits dans la région peuvent être importés d’un Etat membre à un autre sans payer de droit de douane.
Cette disposition de la CEDEAO vise à renforcer le marché communautaire en construction. En effet la CEDEAO, c’est 15 pays et environ 300 millions de consommateurs. Cependant l’on note un faible niveau du commerce intracommunautaire qui se situe entre 11% et 13% selon le Directeur par intérim des Douanes de la CEDEAO, Salifou TIEMTORE. Cette organisation sous régionale entend booster les échanges entre pays dans son espace par la réalisation de sa zone de libre-échange.
Harouna MARE
RTB




