La campagne agricole enregistre des poches de sécheresse dans 9 régions sur les 13 que compte le Burkina Faso. L’information a été donnée par Laurent Sedogo, ministre en charge de l’Agriculture et de l’hydraulique, au cours du point de presse hebdomadaire du gouvernement qu’il a animé, ce mardi 16 août 2011, avec son collègue de l’Environnement et du développement durable, Jean Koulidiaty.
Selon Laurent Sedogo, seules les régions des Cascades, du Houet, de la Boucle du Mouhoun et de l’Est présentent une bonne physionomie en cette campagne agricole 2011-2012. Cependant, pour le ministre burkinabè de l’Agriculture et de l’hydraulique, les autres régions du pays ne présentent pas une si mauvaise configuration. En dehors des provinces du Noumbiel (Batié), du Poni (Gaoua), du Boulkiemdé (Koudougou) et du Sanguié (Réo) qui connaissent des poches de sécheresse très avancées, les autres sont jugées prometteuses par Laurent Sedogo. Cet état de la campagne donne à ce dernier, bon espoir quant à la suite des activités agricoles.
Abordant la question de la disponibilité des céréales et de leurs coûts sur le marché, Laurent Sedogo a reconnu que les prix ont connu une légère hausse au cours du mois de juillet 2011. «C’est normal parce que nous sommes en période de soudure. Nous vivons cette situation chaque année», a-t-il indiqué. Il a également ajouté que le pic de cette hausse sera probablement enregistré durant ce mois d’août et celui de septembre. «Mais après, les prix vont connaitre une baisse», a affirmé M. Sedogo.
Le patron du département de l’Agriculture a, par ailleurs, indiqué que la saison est très difficile pour la filière coton. «Nous avons l’habitude de dire aux cotonculteurs de semer avant le 15 juin de chaque année. Mais cette fois-ci, du fait que la saison pluviométrique s’est installée tard, la plupart des cotonculteurs n’avaient encore rien fait à cette date. Et ce retard va jouer énormément sur le rendement», a-t-il expliqué. Soutenant ses propos avec des chiffres, Laurent Sedogo a indiqué que seulement environ 400 000 hectares seront ensemencés par les différents acteurs du coton.
Quant au ministre de l’Environnement et du développement durable, Jean Koulidiaty, il s’est prononcé sur la présence de cyanure dans le barrage de Djibo, localité située au nord du Burkina Faso et celle des déchets plastiques dans la nature.
Abordant la question du cyanure, le ministre Koulidiaty a effectivement reconnu qu’un camion transportant ce produit pour le compte d’une société minière a fait un accident au niveau du barrage, déversant son contenu dans le barrage. «C’est ainsi qu’il y a eu contact entre ces containers et l’eau du barrage. Ce qui explique la présence du cyanure dans le barrage de Djibo», a révélé M. Koulidiaty. «Mais mon département, a-t-il ajouté, a dépêché sur place une équipe qui a fait les recherches nécessaires et a circonscrit la zone infectée.»
Jean Koulidiaty a saisi l’opportunité de cette rencontre avec la presse, pour annoncer qu’une campagne et bien d’autres actions seront menées pour éviter la pollution de l’environnement par les sachets plastiques. Il a notamment annoncé la mise en œuvre du concept «pollueur-payeur» pour décourager la fabrication, l’importation et l’utilisation des sachets au Burkina Faso. Car, a-t-il ajouté, «qu’il soit blanc ou noir, le sachet pollue l’environnement.»
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