A l’occasion de la Journée internationale du travail, les syndicats ont remis, le 1er mai dernier, au ministre de la Fonction publique, de la réforme de l’Administration, du travail et de la sécurité sociale, Soungalo Ouattara, leur cahier de doléances, qui a promis les transmettre à qui de droit. Au nombre de 44, les revendications touchent à tous les secteurs socio-économiques du Burkina Faso. En retour, le ministre Ouattara, a également donné l’assurance que les requêtes des travailleurs seront traitées avec la «plus grande attention».
A propos du pouvoir d’achat, les syndicats exigent un relèvement de 30% des salaires et des pensions du public, parapublic et du privé pour compter de janvier 2009, la suppression des «taxes injustes» qui frappent les couches populaires (taxe de résidence, tva sur les prêts bancaires, etc.). Ils demandent également la suppression de l’Impôt unique sur le traitement de salaires (IUTS) sur les salaires de moins de 60 000 francs CFA. L’autre point de revendication des syndicats est la réduction des prix des hydrocarbures et des produits de grande consommation tels que le riz, le mil, le maïs, le haricot, le sel, le sucre, le lait, etc.
Dans les secteurs de l’éducation et de la santé, les syndicats demandent au gouvernement d’améliorer les conditions de vie et d’études des élèves et des étudiants par la réinstauration des bourses scolaires et l’augmentation des bourses et aides octroyées aux étudiants. Outre cela, ils exigent l’instauration des cantines scolaires dans toutes les écoles et la régularisation du calendrier universitaire.
Pour la santé des travailleurs, les confédérations syndicales demandent la prise en charge des examens et soins consécutifs aux visites annuelles des travailleurs du public, du parapublic et du privé et la prise en charge gratuite des urgences médicales, chirurgicales et obstétricales.
Concernant les libertés démocratiques et syndicales, les syndicats exigent l’arrêt des coupures des salaires pour fait de grève opérées, selon eux «de façon abusive et en toute illégalité», le démantèlement des installations de tortures, l’interdiction de la pratique de la torture dans les commissariats de police, les gendarmeries et l’arrêt de l’utilisation des armes à feu dans le maintien de l’ordre. Ils demandent également le démantèlement des milices constituées contre les citoyens.
Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, avait déjà anticipé le 28 avril dernier, sur certains points de la plate-forme des syndicats, en annonçant la suppression de la taxe de développement communal (TDC) et la baisse de 10% sur l’IUTS. Il avait également annoncé des négociations avec les importateurs, les syndicats sur la possibilité de réduire les prix des produits de grande consommation. Selon le président du mois des Centrales syndicales, Mamadou Nama, ces négociations devraient débuter cette semaine.
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