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Burkina Faso et le Mali, le souci d’aller de l’avant

Les experts des deux pays sont réunis afin de situer les goulots d’étranglement et explorer de nouvelles pistes de coopération.

Les travaux de la réunion du comité de suivi des recommandations et conclusions de la 9è session de la grande commission mixte de coopération entre notre pays et le Burkina Faso se sont ouverts hier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Mme Traoré Rokiatou Guikiné.

C’était en présence de son homologue burkinabè, Eric Yem Dao Go ainsi que des experts des deux pays. Cette rencontre passera en revue l’exécution des grandes conclusions de la 9è session tenue à Ouagadougou en juillet 2010. Au-delà de cet examen qui couvrira tous les secteurs de la coopération, plusieurs points seront approfondis sur instruction des ministres malien et burkinabè en charge des Affaires étrangères.

Il s’agit, entre autres, de la problématique de l’emploi des jeunes, de la sécurité et de la fluidité du trafic routier entre nos deux pays, de l’esquisse d’une coopération triangulaire Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bouaké ainsi que de la sécurité dans la bande sahélo-saharienne. L’institution de suivi répond au souci des autorités d’entretenir un dialogue permanent entre les deux pays de manière à consolider les liens de fraternité et d’amitié.

Il est aussi la clef de voûte d’une mise en œuvre efficiente des projets adoptés en commun ainsi que de la prospection de nouveaux secteurs en vue de renforcer les actions. Eric Yem Dao Go a exprimé la satisfaction de son pays pour les efforts enregistrés par les deux parties dans divers domaines. Cependant en dépit de ces efforts, il reste beaucoup à faire, a-t-il tempéré. C’est justement en cela qu’il appartient aux experts des deux pays au cours de ces deux jours de travaux, d’insuffler l’énergie nécessaire afin que des initiatives concrètes soient prises sans délai dans les secteurs en reste. Le secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale présentera la rencontre comme un signe du dynamisme de la coopération entre le Mali et le Burkina Faso. Cette réunion intervient après la visite d’amitié et de travail du ministre des Affaires étrangère et de la Coopération burkinabé dans notre pays en août dernier. Les deux chefs de diplomatie ont, à cette occasion, discuté de questions de politique sous-régionale, régionale et internationale et examiné les voies et moyens d’approfondir les relations bilatérales. Selon Mme Traoré Rokiatou Guikiné, à l’examen des différents dossiers techniques 14 mois après la tenue de la 9è session, il est heureux de constater le niveau relativement satisfaisant de la mise en œuvre de certaines recommandations. Les rencontres informelles entre les autorités frontalières et les activités conjointes entreprise dans les zones frontalières dans le domaine de la santé et l’éducation traduisent le bon esprit de voisinage que Maliens et Burkinabé s’emploient à entretenir dans le cadre de leurs conditions de vie sur un espace où ils partagent presque tout. Les avancées enregistrées concernent aussi la réalisation des postes de contrôle juxtaposés et les résultats des missions douanières des deux pays. A cela s’ajoutent les actions concertées ainsi que les échanges effectués dans le domaine de la jeunesse, l’environnement et la sécurité sociale. Autant de motifs réels de satisfaction dans l’établissement et la consolidation des dispositifs d’intégration économique, financière et sociale des deux pays, a noté Mme Traoré Rokiatou Guikiné. Il faut également souligner que le domaine de la coopération militaire n’est pas resté en marge du processus engagé. Mme Traoré Rokiatou Guikiné a invité les experts à conjuguer leurs efforts pour dégager une plate-forme consensuelle pour l’exécution des décisions prises dans des domaines comme la sécurité, les transports, la justice, l’artisanat et le tourisme, la culture, l’agriculture, la coopération universitaire, l’urbanisme et l’habitat, la fonction publique et la réforme de l’Etat et l’emploi professionnel. Ils devront aussi situer les goulots d’étranglement et explorer de nouvelles pistes de renforcement de la coopération.

Par Mariam A. Traoré | L’Essor

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