S’il y a bien une actualité qui défraie la chronique économique et sociopolitique burkinabè ces derniers temps, c’est sans conteste « l’affaire des fonds du directeur général des douanes ». Il est pourtant parvenu à Kantigui qu’une autre couve fortement dans les milieux des affaires, entre « frères ». Il s’agit d’une affaire où on parlerait également de milliards qui est déjà aux mains de la Cour d’appel de Ouagadougou. Et ce, après de nombreuses tentatives de conciliation faites par les principaux leaders de la communauté libanaise de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou. Selon les sources de Kantigui, il s’agit d’une affaire qui oppose la SITAB (Société industrielle de transformation d’acier du Burkina Faso) à Hage Joseph Boutros de l’entreprise Boutros. Kantigui a d’ailleurs suivi avec grand intérêt le jugement rendu par le tribunal de commerce de Ouagadougou et la saisine de certaines institutions par les protagonistes. Mais de quoi s’agit-il ? Selon certaines informations, M. Boutros devrait à la SITAB, depuis des mois, beaucoup d’argent, suite à des marchandises prises depuis janvier 2011 sur une période très courte de 3 à 4 mois. Certains pensent que cet argent a été envoyé au Liban et que le débiteur se préparerait à quitter définitivement le Burkina Faso pour se soustraire à la justice, pour ne pas répondre de ses actes devant le tribunal du commerce de Ouagadougou qui l’a débouté, il y a un mois et alors que l’affaire est pendante devant la cour d’appel. Vrai ou faux, la question reste en tous les cas d’intérêt général. Kantigui a ouï dire que cette situation mettrait cette société (la SITAB) en grande détresse financière. Elle risque même une faillite, mettant en péril directement 400 emplois. Dès lors, une certaine bataille serait engagée auprès des instances compétentes pour que M. Boutros demeure au Burkina jusqu’à la fin du procès… Kantigui suit l’affaire de près, au regard des différentes implications et reviendra sur la question…
Sidwaya




