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Boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan : Réunion des ministres des Transports et des Infrastructures à Abidjan

Le ministre de l’Equipement, M. Kalla Ankouraou, a pris part, les 14 et 15 mars derniers à Abidjan (Côte d’Ivoire), à la réunion des ministres en charge des transports et des infrastructures des pays concernés par la boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan. Organisée à l’initiative de la Commission de l’Union Africaine et du gouvernement de Côte d’Ivoire, cette réunion ministérielle a examiné le rapport de l’étude sur l’analyse du marché et des options pour la mise en œuvre, l’exploitation et le financement de la liaison ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan et de sa bretelle Dori-Assongo. Outre les ministres, cette réunion a vu la participation des commissaires de l’UA, ceux de la CEDEAO et de l’UEMOA, une délégation malienne ainsi que les représentants des partenaires techniques et financiers et ceux des institutions de financement.

Le tronçon manquant de la boucle ferroviaire est compris entre Kaya (Burkina Faso) et Parakou (Bénin) en passant par Niamey et Dosso (Niger). Il est long de 1024 km. Par ailleurs, ce projet prévoit aussi la réhabilitation des tronçons existants pour les adapter à l’écartement standard des voies. Après l’analyse du rapport de synthèse de l’étude sur l’Analyse du marché et des options pour la mise en œuvre, l’exploitation et le financement de la liaison ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan présentée par le cabinet, les ministres en charge des transports et des infrastructures ont formulé plusieurs recommandations.

Les ministres ont notamment apprécié la qualité du travail réalisé par le comité de pilotage et le consultant. Ils ont ensuite recommandé l’achèvement des études en cours d’ici la fin de l’année 2012 afin de passer à la réalisation physique du projet au plus tard en janvier 2014. Ils ont enfin relevé la nécessité d’accélérer la mise en place d’un organe de gestion du projet, mais aussi la nécessité pour l’UA, la CEDEAO et l’UEMOA de continuer à accompagner les Etats dans la réalisation dudit projet. La réunion des ministres a par ailleurs recommandé l’ancrage du projet dans les programmations nationales et la stratégie de communication ainsi que le parrainage du Projet par le Chef de l’Etat ivoirien, M. Alassane Dramane Ouattara, Président en exercice de la CEDEAO.

En outre, les ministres en charge des transports et des infrastructures ont adopté les résultats des travaux des experts. Ces travaux ont notamment confirmé le choix de l’écartement standard et ont proposé les mécanismes de passage de l’écartement métrique à l’écartement standard des voies. Ces mêmes travaux ont relevé un taux de rentabilité de 34% du projet du point de vu de la collectivité, et un taux de rentabilité financière compris entre 6,5% et 9,3%, au-delà du taux financier de 6%. Ils ont recommandé la réalisation des études complémentaires notamment sur les tarifs miniers, l’impact environnemental et la structure de gestion de l’infrastructure ferroviaire une fois réalisée.

Dans le communiqué final ayant sanctionné la fin de cette réunion, les ministres en charge des transports et des infrastructures ont réitéré l’importance que leurs Etats respectifs accordent à cette liaison ferroviaire pour le développement économique et social de la région ouest africaine. Ils ont reconnu les rôles de leadership, de coordination, d’harmonisation et de facilitation dévolus à la Commission de l’UA dans le secteur des infrastructures de transports sur le continent. Les ministres ont aussi reconnu le rôle incontestable de la Commission de la CEDEAO, celle de l’UEMOA dans la mise en œuvre des différents projets et programmes d’intégration du secteur des infrastructures de transports. Ils ont aussi salué le soutien de la Commission de l’UE dans la réalisation de cette étude.

Enfin, les ministres en charge des transports et des infrastructures se sont engagés à accorder une haute priorité à la réalisation du Projet de la boucle ferroviaire. Ils se sont aussi engagés à actualiser la feuille de route de Cotonou, corroborée par la Table ronde de Niamey, à conduire une analyse approfondie au niveau de chaque pays pour une décision raisonnée sur le choix du cadre institutionnel et à adopter une approche concertée et collective dans la recherche et la mobilisation des financements.

Par Siradji Sanda, Le Sahel.org

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