La proposition de Boni Yayi visant à préserver pour le Bénin le poste du Président de la Boad en désignant le président de la Bidc M. Christian Adovelandé pour remplacer Bio Tchané, candidat à la prochaine élection présidentielle est une stratégie conforme aux dispositions statutaires de la Boad à en croire M. Marcel De Souza, Conseiller du chef de l’Etat aux affaires économiques et politiques sur Golfe Tv dimanche dernier.
C’est pour émousser la polémique qui entoure la lettre de Boni Yayi au sujet de sa décision notifiée visant à remplacer M Bio Tchané à la tête de la Boad en proposant M Christian Adovelandé actuel président de la Bidc que M Marcel De Souza a éclairé dimanche dernier, la lanterne du peuple. Le conseiller de Boni Yayi, de son passage sur Golfe Tv dimanche dernier a expliqué que depuis la dernière conférence des chefs d’Etats tenue à Ouagadougou en 2008, les postes de la présidence de la Boad qui était au Bénin, celui du gouverneur de la Cedeao qui était géré par la Côte d’Ivoire et enfin celui de la Commission de l’Uemoa géré par le Mali sont désormais tournant. Il a par ailleurs précisé qu’à l’issue de cette rencontre, il a été donné à chacun de ses trois pays, encore six années (6) de gestion avant d’ouvrir ces postes à l’ensemble des autres pays.
En clair et selon ce dernier, le président Bio Tchané n’avait fait que présider durant deux ans seulement aux destinées de la Boad. « Pour ne pas permettre à ce que le pays perde les quatre années restantes, le chef de l’Etat a écrit une lettre dans laquelle il propose le sieur Christian Adovelandé qui a lui aussi des mérites en matière de banque pour remplacer Bio Tchané qui est candidat à l’élection présidentielle », a poursuivi, M. Marcel De Souza avant de conclure qu’il ne revient à personne de proposer un autre président en dehors de Boni Yayi qui avait nommé aussi Bio Tchané. Selon ce dernier, cette procédure serait conforme aux textes de la Boad.
« Du moment où Bio Tchané a déclaré qu’il est candidat à l’élection présidentielle, il doit pouvoir démissionner et se faire remplacer », a renchéri le conseiller du chef de l’Etat en précisant que la prochaine conférence des chefs d’Etat est prévue pour ce 22 janvier et va certainement se pencher sur la question. Mais avant cette date, il faut reconnaître que Bio Tchané reste le président de la Boad.
Justin O. EDIKOU, quotidienlematin.com
Déclaration d’Abdoulaye Bio Tchané à ce propos: «Je suis encore en fonction à la Boad»
«Président, je suis encore en fonction à la Boad et je suis à ce jour le président de la Boad. Je déciderai de me retirer de la Boad en son temps. A la Boad, il y a un processus qui fixe les conditions dans lesquelles chacune des parties peut se défaire, vous comprenez donc que rien ne peut laisser transparaître que je ne suis pas encore en fonction à la Boad. Je viens du conseil des ministres de l’Uemoa et je viens de présider le conseil d’Administration de la Boad et je n’ai entendu à aucune de ces réunions dire quoi que ce soit qui laisse penser que j’ai perdu la confiance de mes administrateurs. »
Biographie de Abdoulaye Bio Tchané
Fils de Moussa Bio Tchané, Instituteur puis Administrateur, Député et Ministre des Fiances du Dahomey (actuel Bénin); et de Lamissi Bio Tchané, Mère au foyer, Abdoulaye Bio Tchané fit ses études primaires à Djougou. Il intègre le lycée Béhanzin à Porto-Novo où il obtint le Bac C en 1972. Il part en France et s’inscrit à l’Université de Dijon où il obtient une maîtrise en économie en 1976. Quelques années plus tard,en 1979, il décrocha un DES bancaire au Centre-Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) à Dakar (Sénégal). En 1983, il obtint un DES bancaire islamique.
Carrière de Abdoulaye Bio Tchané
A la fin de sa formation au COFEB, à 27 ans, Abdoulaye Bio Tchané rejoignit son premier poste à l’agence nationale de la BCEAO à Cotonou sous la direction de M. POGNON, son premier patron. L’ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Charles Konan Banny, fit de lui son assistant de 1992 à 1996. De 1994 à 1996, il est nommé Secrétaire du Conseil de Convergence de l’Union Monétaire Ouest-africaine(UEMOA). De 1996 à 1998, il occupe les fonctions de Directeur des études de la BCEAO. Le Président Mathieu Kérékou lui fit appel pour servir son pays. Il accepta volontiers la proposition du « Kaméléon » et devient, en mai 1998, Ministre de l’économie et des finances du Bénin, poste que son père avait occupé à l’aube des indépendances. Il fut par la suite désigné le 10 janvier 2002 par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), Directeur Afrique de cette institution. C’est d’ailleurs la plus haute fonction internationale jamais occupée par un Béninois. Après deux mandats au FMI, il a été nommé en janvier 2008 par les Chefs d’États des pays membres de l’Union économique et monétaire des États de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), Président de la Banque Ouest-africaine pour le Développement (BOAD).
Extrait de wikipedia.org




