Après le rachat fin 2009 des parts de Fortis (35% des actions de BIA-Niger) qui opère via sa filiale Belgolaise, la multinationale française Bnp-Paribas, devenue l’actionnaire de référence, n’a pas pris ses marques et hésite de rester au Niger. Elle a entamé des négociations souffle t-on à Niamey pour céder ses parts. Grosse incertitude sur l’avenir de BIA-Niger
Tombée dans le giron des français, après plusieurs tentatives infructueuses de rachat par le groupe Mimran (Cbao), le marocain, Attijari WafaBank et la Société Générale , BIA-Niger, la plus vieille banque du pays, ne sait plus vers quelle direction soufflera le vent de son nouvel actionnaire de référence. La Bnp-Paribas peine à prendre réellement pied à Niamey depuis son arrivée dans le tour de table. Selon nos informations, la multinationale ne veut pas prendre de gros risques. Cette position inquiète le reste des actionnaires ( Cofiba, Ugan, privés nigériens).
« L’issue du second tour présidentiel prévu le 12 mars prochain va être un baromètre majeur pour sécuriser les investissements des Français » affirme-t-on dans les milieux d’affaires. .
Dans les tractations de rachat des parts de la Belgolaise dans le capital, nos informations rapportent que la Société générale en pôle position en 2008 avait exigé des administrateurs le départ du tour de table de la holding Cofipa, appartenant à l’homme d’affaires malien, Baber Tounkara. De même que la Marocaine, Attijari, qui voulait prendre 51% des parts s’était heurtée, informe une source autorisée, au véto de l’ex ministre nigérien des Finances, Ali Zeïne.
Le tour de table de BIA – à la clôture de l’augmentation du capital- passé à 7 milliards Fcfa en 2010 -prend de la voilure avec l’arrivée de grands opérateurs privés nigériens :El Hadji Dahiru Barau (17, 19%) et El Hadji Laouli Balla (10%)
Les actionnaires UGAN (Union générale des Assureurs Nigériens) et FMO (agence de financement néerlandaise) ont dilué leurs parts respectivement et se retrouvent avec 5,71% et 4, 28% contre 10,71%. La holding Cofipa, elle, a rétrécit son portefeuille d’actions et se retrouve avec 11,47% contre 28, 65%.
Au 31 décembre 2010, BIA-Niger affiche un total-bilan de 105 milliards Fcfa contre 92 milliards en 2009.
Par Ismaël Aidara, Dakar
Les Afriques




