La Banque commerciale du Burkina (BCB) a connu une ambiance particulière le 8 octobre 2010. En effet, ses guichets sont restés fermés durant toute la matinée. Cette situation a causé des désagréments à ses clients, car ceux-ci n’ont pu effectuer leurs transactions. N’ayant pas été informés, certains clients de la banque ont piqué une colère qu’ils n’ont pas hésité à faire part à notre rédaction.
Pour en savoir davantage, un reporter du « Pays » s’est rendu au siège de la BCB aux alentours de 11h 47mn et a constaté la fermeture effective des guichets. Quel est donc le mobile de cette fermeture inattendue ? Cette question restera sans réponse.
Aucun agent n’a voulu donner la moindre information sur la situation. Ils cherchaient plutôt à connaître l’identité de la personne qui a alerté le journal de cette situation. Le reporter a eu maille à partir avec les agents de la banque. Non contents de répondre à ses questions, ils lui ont reproché de s’être introduit dans le bâtiment sans leur consentement.
Les esprits de certains agents se sont surchauffés et dans la salle, le reporter a été prié de quitter les lieux. « On n’a pas besoin de la presse ici, ont lancé les agents ».
Certains affirment que le problème est réglé. Mais le journaliste a tenu à rencontrer les délégués du personnel et l’administration. « Quand on aura besoin de vous, on vous appellera », lui a-t-on répondu. Au dehors, au niveau de la guérite, une masse se forma.
Les uns s’informaient et les autres tenaient des propos injurieux, menaçant d’enfermer l’envoyé du « Pays » et de l’agresser. Il fut obligé de remettre sa carte nationale d’identité burkinabè qui a été photocopiée en deux exemplaires.
C’est quand il était sur le point de partir qu’un agent s’excusa au nom de ses collègues et le pria de rester pour entrer en contact avec les délégués du personnel qui, a-t-il ajouté, sont en réunion chez le DGA (NDLR : le directeur général adjoint, nous supposons).
Cette attente a duré au moins trois quarts d’heures dans le bureau de l’agent qui a bien voulu collaborer. Les délégués, après la rencontre, se sont une fois de plus excusés au nom de leurs collègues et ont tenu à préciser les choses : « Nous étions en réunion confidentielle, c’est pour cette raison que la banque a été fermée ».
Mais déjà, selon certaines sources, ce mouvement de protestation du personnel a été organisé, dit-on, en soutien à une collègue évacuée au Maroc pour des soins.
L’administration se serait engagée à assurer la totalité des frais mais finalement, les responsables de la BCB auraient demandé le rapatriement de l’employée souffrante car ne pouvant plus supporter les charges des soins de celle-ci.
Source : lepays.bf




