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Banque mondiale : Près de 500 milliards octroyés au Burkina durant les 4 dernières années

La Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso a fait le bilan de son séjour lors d’un déjeuner de presse ce mardi 21 février 2012 à Ouagadougou. Mme Galina SOTIROVA durant les 4 ans passé au Burkina a permis au pays de bénéficier d’un financement de près de 500 milliards de FCFA de la part de son institution. Elle se dit satisfaite de son mandat au pays des hommes intègres.

De l’avis de Mme Galina SOTIROVA, Représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina, son mandat de quatre ans qui s’achève est globalement positif. « On a exécuté une stratégie appui-pays au Burkina Faso avec une exécution satisfaisante. Pendant ces quatre années on a pu mobiliser et octroyer au Burkina des sommes importantes, près de cinq cent milliard de francs CFA, y compris les appui budgétaires » dira Mme SOTIROVA. Des financements additionnels ont été mobilisés pour aider le Burkina à faire face à certaines crises comme les inondations du 1er septembre 2009, les manifestations contre la faim, la vie chère et le prix élevé du carburant…

Du bilan il ressort également que l’appui de la Banque mondiale en matière de financement à notre pays a accru d’environ 10% sous son mandat. Mais le plus important pour Mme SOTIROVA était de « travailler à avoir la culture du résultat », en d’autres termes que les financements aboutissent effectivement à des résultats sur le terrain.

La représentante de la Banque mondiale (assistée de ses collaborateurs) a également partagé avec la presse les innovations au cours de son mandat. Durant ces quatre ans, la Banque mondiale a renforcé son appui dans le domaine de la gouvernance par l’implication de la société civile dans l’évaluation des projets soutenus. L’institution a également, au niveau de sa stratégie d’intervention, procédé à une revue de portefeuille conjointement avec d’autres partenaires comme la Banque africaine de développement (BAD), le Fond international de développement agricole (FIDA). Le Burkina devient ainsi le deuxième pays africain où la Banque mondiale procède à des revues de portefeuille avec d’autres partenaires.

Encore des efforts à faire pour le développement

Si globalement le bilan est satisfaisant, il reste tout de même des défis que le Burkina doit relever afin de réduire la pauvreté et se développer. « La Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) est un projet ambitieux. C’est beau d’être ambitieux mais le défi c’est l’exécution avec succès » affirme Mme SOTIROVA.

Elle estime également que le pays a besoin de profondes reforme. « Les évènements de 2011 ont montré la nécessité d’approfondir les reformes au niveau judiciaire, dans la lutte contre la corruption, au niveau démographique et au niveau de l’emploi et la formation des jeunes. Il doit continuer à renforcer la gouvernance et la réduction de la pauvreté. » Souligne-t-elle.

La représentante résidante de la Banque mondiale retient, que le Burkina, un pays aux ressources limitées, a fait certes des progrès importants mais n’a pas pu atteindre les résultats des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Mme SOTIROVA retient aussi du Burkina l’image d’un pays chaleureux, riche de sa culture et de ses traditions. Travailler au Burkina a été une très bonne expérience pour elle et « ces quatre années se sont très vite passées. Le travail a été un immense plaisir grâce à la vision cohérente du Gouvernement du Burkina Faso. ».

Aboubakar SANFO

Rtb.bf

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