lundi, octobre 5, 2026
Google search engine
AccueilEspace entrepriseDossiers - Etudes - AnalysesAvenir rayonnant pour les PME/PMI au Burkina Faso : les acquis du...

Avenir rayonnant pour les PME/PMI au Burkina Faso : les acquis du programme 5000 Jeunes en entreprenariat

Le programme 5000 jeunes en entreprenariat, créé en mars 2007 est une initiative prise lors du forum des jeunes en 2005 en cohérence avec les objectifs du Fonds d’Appui aux Initiatives des Jeunes (FAIJ).

Le Programme 5000 Jeunes vise à mieux outiller les jeunes dans la gestion de leurs entreprises, évitant ainsi que ceux-ci se lancent dans l’entreprenariat sans trop savoir ce qu’est la gestion de la micro-entreprise.

En finançant les projets des Jeunes à travers la création de micro-entreprise, le FAIJ entend contribuer à réduire la pauvreté, le chômage et le sous-emploi des jeunes en milieu urbain et rural.

Avant tout financement, les promoteurs sont formés sur tout l’étendu du territoire au sein des cabinets de formation sélectionnés au préalable par le FAIJ.

La formation des promoteurs dure cinq jours, dont deux jours de formation à l’esprit d’entreprise (sensibilisation sur l’entreprenariat) et savoir ainsi les ambitions des Jeunes. A l’issue de cette phase, les cabinets suivent les Jeunes promoteurs formés pour l’élaboration de leurs business plan et aussi pour les choix des parrains d’affaires.

Ce business plan est par la suite transmis au FAIJ pour la phase suivie et financement.

Par ailleurs, les promoteurs de l’agro-business reçoivent d’autres formations pratiques associées pour raffermir les aptitudes des Jeunes qui veulent s’y lancer.

La première phase de ce programme 5000 Jeunes s’étale sur cinq ans, de 2008 à 2013 et a déjà fait un bilan à mi-parcours :

Année

Plans d’affaires transmis

Projets financés

Taux de financement

2008

1481

825

55%

2009

2088

1297

62%

2010

2335

1400

60%

Les encours de financement montrent qu’il y a eu :

  • 143 projets d’agricultures financés ;
  • 57 projets d’élevages financés ;
  • 226 projets de commerces financés ;
  • 472 projets d’entreprises ;
  • 525 projets de services financés.

Le programme a permis de créer 2.564 emplois essentiellement dans l’agro-business (42%), l’artisanat et les autres services.

De l’avis du Directeur Général du FAIJ

Pour le Directeur Général du FAIJ, Désiré parfait Ouédraogo « chaque génération a sa chance… Aujourd’hui, c’est la formation 5000 Jeunes en entreprenariat et la création du FAIJ ».

Selon le Directeur Général du FAIJ, les acquis de la formation sont très importants car elle aide à changer la mentalité des Jeunes et surtout, elle permet un taux de recouvrement satisfaisant, de l’ordre de 79,8%.

Le FAIJ s’est donné comme perspectives d’aller au-delà des jeunes qui ont le B.E.P.C. pour tenir compte de ceux qui ne parlent pas français, notamment en développant des modules de formations en langues nationales. En plus de cela, le FAIJ va désormais s’intéresser aussi aux personnes défavorisées telles que les malvoyants et dispenser ainsi la formation en braille.

Cela va nécessiter un budget plus important, ce qui peut constituer un obstacle. Tout de même, le FAIJ compte renforcer la formation en incluant le civisme fiscal, économique et le remboursement de crédit.

Pour le Directeur du FAIJ, le mentoring et/ou le parrainage des Jeunes promoteurs contribuent à atteindre les objectifs du FAIJ. Les personnes qui acceptent être des parrains pour les Jeunes mettent en jeu leur honorabilité, chose qui est louable, ce qui oblige les Jeunes promoteurs à rembourser facilement afin de préserver cette honorabilité du parrain.

Au regard du nombre considérable d’entreprises crées par les Jeunes issus de ce programme, l’on pourrait pronostiquer un avenir rayonnant pour les PME/PMI au Burkina Faso. A travers le bref tour dans certaines structures, on peut être optimiste parce que ces jeunes promoteurs ont cru en leur projet et travaillent pour leur prospérité.

Témoignage de certains promoteurs accompagnés par le FAIJ

PXR_Ouedraogo_Awa.jpg

OUEDRAOGO Awa, couturière au secteur 28 de la ville de Ouagadougou

« Je n’ai eu aucun doute. Lorsque j’ai pris l’argent, je suis passé directement à l’acte. Pour entreprendre, il faut beaucoup de courage, beaucoup se concentrer parce qu’il y’a d’autres qui gagnent l’argent mais qui ne réussissent pas à s’en sortir. Sinon, on gagne l’argent mais ce n’est pas suffisant. Personnellement, j’ai eu l’argent, mais j’ai dû compter financièrement sur le soutien de mon entourage. Tous les promoteurs n’ont pas cette chance. Ce n’est pas facile, c’est petit-à-petit qu’on a travaillé et c’est progressivement qu’on arrange l’atelier. J’espère une augmentation pour les bénéficiaires à venir, mais ce que le FAIJ fait est déjà bon ».

PXR_Belem_Idrissa.jpg

BELEM Idrissa, soudeur au secteur 30 de Ouagadougou

« On a eu un peu d’argent qui nous a permit de commencer notre entreprise. Pour le moment, il n’y a pas grand-chose. Le chemin continu, on est toujours en train de se battre. Ça va aller. A un moment donné j’ai douté, mais j’ai tenu bon ».

DIALLO Raïnatou, productrice de savons et de produits cosmétiques au secteur 14 de Ouagadougou



« Chez moi ça va, depuis que j’ai eu le financement du FAIJ. Ça m’a permis d’avoir l’équipement nécessaire, le local et les matières premières pour commencer. On espère que d’ici là, ça va aller, comme il y a toujours l’accompagnement du FAIJ. Pour le moment, il y a des difficultés pour promouvoir le produit. Ce n’est pas facile, mais on a une vision positive. Il faut oser entreprendre ».

PXR_Ouangrawa_Charles.jpg

OUANGRAWA Charles, restaurateur au secteur 14 de Ouagadougou

« Le financement n’a pas été immédiat. Cela a pris beaucoup de temps, ce qui m’a déprogrammé. De plus, le financement souhaité n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Ils ont réduit puisqu’il y’ avait beaucoup de promoteurs. Après la première partie du financement, ils sont venus constater si le matériel était mis en place avec les reçus des factures à l’appui pour la deuxième partie du financement. Nous saluons l’initiative du FAIJ, parce que rien que la formation est bénéfique pour entreprendre personnellement et le financement arrange beaucoup de choses ».

Par Pascaline BICABA | pascaline@burkinapmepmi.com

Burkinapmepmi.com

RELATED ARTICLES
- Advertisment -
Google search engine

Most Popular