Faut-il désespérer des initiatives collectives dans le domaine du transport aérien? On est tenté de réponde par l’affirmative. En effet, après le feuilleton Air Afrique, c’est la compagnie ASKY qui s’illustre de fort mauvaise manière : retards et annulations de vols se succèdent à une cadence inquiétante.
Le dernier épisode à notre connaissance, ce sont ces passagers obligés de rester pour certains 5 jours et pour d’autres 3 jours à Bamako pour cause de vols annulés ou alors pour cause de surbookage. Samedi 4 décembre, ils étaient nombreux à l’aéroport de Bamako Senou, destination Ouaga. Après plus de deux heures d’attente, on leur annonce que le vol sur Ouaga est annulé. Explication : l’avion est en panne à Lomé. Il faut revenir le lendemain à 4h du matin. C’est après d’âpres discussions que le seul responsable de la compagnie à l’aéroport a accepté d’héberger les passagers dans un hôtel.
Le lendemain, ces derniers se pointent à l’heure indiquée. Après encore deux heures d’attente, on annonce que la compagnie ne peut prendre tout le monde. Quel cauchemar ! Seuls les premiers ont pu entrer dans l’appareil, le gros lot doit encore patienter deux jours. Motif : il n’y a pas de vol ASKY avant lundi soir.
Inutile de vous décrire l’ambiance dans l’aéroport. « si vous ne pouvez pas remplir vos obligations, il faut fermer », c’est la phrase qui revenait le plus. Cette nouvelle compagnie a réussi la prouesse en quelques mois d’existence de se faire une mauvaise publicité. Il est encore temps de rectifier le tir au risque de décourager définitivement les clients. Le label d’Ethiopian airline qu’elle utilise ne pourra rien y changer si la situation ne change pas.
Mais en fait quel est le rôle des structures de contrôle dans le secteur ? Y a-t-il des pénalités quand une compagnie se rend coupable de tels comportements envers ses clients ? Les associations des consommateurs ne peuvent-elles pas se saisir de ces situations ?
Source : evenement-bf.net




