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Artisanat burkinabè : Capitaliser les acquis pour mieux relever les défis

Du 14 au 15 juillet dernier, s’est tenue à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, la 4e assemblée générale ordinaire de la Fédération nationale des artisans du Faso (FENABF), dans la salle de réunions du groupement NAAM. Cette assemblée générale a connu la présence de nombreux professionnels du domaine venus des quatre coins du pays. Et pendant deux jours, ceux-ci ont passé en revue la vie de la structure, examiné les rapports d’activités et procédé au renouvellement du bureau.

« Consolidation des acquis et pérennisation de la fédération ». C’est sous ce thème que s’est tenue la 4e assemblée générale ordinaire de la Fédération nationale des artisans du Faso (FENABF), à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord. La FENABF, rappelons-le, est une structure faîtière créée en juillet 2001 et qui regroupe aujourd’hui une quarantaine d’organisations professionnelles d’artisans réparties sur l’ensemble du territoire national. Elle constitue un cadre formel de promotion, de représentation et de défense des intérêts moraux et matériels des artisans. En d’autres termes, la FENABF veut professionnaliser l’artisanat burkinabè en l’extirpant de ce schéma réducteur qui tend à l’assimiler à l’informel. Selon le président Cyr Prosper Barry, en dix ans d’existence, il est de bon aloi que les acteurs de l’artisanat marquent un arrêt pour capitaliser ce qui est déjà fait et en tirer tous les enseignements utiles pour le présent et le futur ; d’où le choix de ce thème ci-dessus évoqué. Quant au choix de Ouahigouya, le président de la FENABF le justifie par deux raisons : le souci de ne pas se polariser constamment à Ouagadougou qui abrite le siège de la structure et la prise en compte de l’enjeu de la décentralisation qui, dit-il, permettra à l’opinion nationale de mieux connaître l’artisanat burkinabè. Il a par ailleurs rendu un hommage appuyé à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent la FENABF, notamment la coopération suisse, la coopération autrichienne, le partenaire allemand de la chambre de Cologne et à tous les différents projets et programmes qui prennent en compte les intérêts des artisans ; sans oublier le ministère de tutelle. Face aux nombreux défis qui restent à relever, le président Cyr Prosper Barry a exprimé son souhait de voir se poursuivre la coopération avec les partenaires techniques et financiers. Pour sa part, le secrétaire général de la région du Nord, Maxime Koala, représentant le gouverneur de ladite région, a rassuré les artisans de la disponibilité constante et indéfectible de l’Etat à les accompagner dans leurs missions. D’autant que, relève-t-il, l’artisanat est le troisième pourvoyeur d’emplois et contribue à près de 30% de notre PIB. En clair, l’artisanat burkinabè mérite sa place dans la croissance économique et du développement de notre pays. Pour cela, il ne doit guère être ravalé en second plan. D’autres politiques sectorielles en sus de celles qui existent déjà sont donc attendues pour relancer ce secteur qui, selon le chef de projet PACAB, Joachim Axel Milz, contribue, à sa manière, à la lutte contre la pauvreté par la création d’emplois. Aussi a-t-il tenu à préciser que contrairement à l’imaginaire populaire, l’artisanat est un secteur organisé qui s’acquitte de ses devoirs fiscaux. Il ne devrait être assimilé pour quelque raison que ce soit à l’informel. Avant de clore cette 4e assemblée générale ordinaire, les participants ont procédé au renouvellement du bureau dont le mandat est à terme. Voir donc en encadré la composition du nouveau bureau.

M. Joachim Axel Milz, chef de projet PACAB, se prononce sur l’artisanat burkinabè

Il y a un partenariat qui lie la chambre des métiers de Cologne à la Fédération nationale des artisans du Burkina. Nous sommes là depuis 2010 et notre souhait est que le secteur de l’artisanat soit renforcé par des associations en collaboration avec la chambre des métiers, pour la défense des intérêts des artisans. Quant au partenariat, je l’apprécie profondément car je suis là depuis un an. Vous savez qu’il ne s’agit pas de faire une formation pour se former seulement, mais il est nécessaire de faire une formation pour répondre aux besoins d’une entreprise. La grosse difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est que le secteur de l’artisanat est mal perçu par l’opinion. On nous confond avec un secteur informel. Il faut qu’on aille au-delà de cette vision des choses pour montrer qu’on est formel, on est organisé, on paie les impôts, on emploie des jeunes ; donc on n’est pas informel.

Boundi OUOBA

Le pays

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