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Accès à l’énergie en Afrique: Les experts africains se penchent sur la question

En Afrique, plus de deux milliards de personnes n’ont pas encore accès à l’électricité. Cette situation est due, selon le directeur de cabinet du ministre délégué en charge de l’Energie, Lamine Thioune, qui a présidé ce lundi, la cérémonie d’ouverture du Congrès de l’Energie en Afrique, à l’augmentation exponentielle de sa population.

D’après lui, l’Afrique subsaharienne a le plus faible taux d’électrification du continent, avec 585 millions de personnes, soit 70 % de la population, qui n’ont pas accès à l’électricité.
‘Si nous n’agissons pas rapidement, a-t-il prévenu, la situation va perdurer et se détériorer dans de nombreux pays africains, particulièrement en Afrique subsaharienne, puisque l’éradication de la pauvreté énergétique est intimement liée à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (Omd’. D’où l’importance, selon lui, ‘de la tenue de ce congrès qui sert de tribune aux professionnels et spécialistes des énergies en vue de les permettre de promouvoir une vision intégrée et non partisane des questions de l’énergie à l’échelle du continent africain au-delà des régions, cultures et idéologies’.

Durant cette rencontre de trois jours (du 5 au 7 décembre), les participants ont discuté sur les développements récents des différentes filières énergétiques du continent. Ce, pour d’apporter les solutions durables sur la gestion de l’Energie en Afrique. Organisé avec le soutien de l’Association pour le développement de l’énergie en Afrique et de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Adea), cette rencontre a pour but de favoriser l’essor des stratégies technologiques, économiques et les financements dynamiques du développement de toutes les filières de l’énergie en Afrique et en particulier les perspectives d’accès des populations aux énergies.

Le président de l’Adea, Jean Pierre Favennec, estime que l’augmentation des investissements du secteur privé dans le secteur de l’énergie est primordiale. Pour lui, l’énergie est un vecteur clé du développement à l’heure où le continent africain amorce son essor économique, fondé sur une exploitation raisonnée de ses ressources en multipliant les coopérations économiques, financières et scientifiques pertinentes.Dans un autre contexte, le directeur de cabinet du ministre délégué en charge de l’Energie a annoncé la création prochaine à Dakar de l’Institut africain de l’énergie.

Selon Thioune, l’importance de cet institut est qu’il va permettre aux professionnels du secteur de l’énergie de promouvoir le savoir-faire africain. D’après lui, l’Afrique regorge de potentialités en matière d’énergie. Cependant, il traîne un grand retard par rapport aux autres continents. Aussi, soutient-il, ‘dans la perspective de doter les scientifiques africains les moyens de gérer et de profiter de cette ressource, il urge de mettre sur pied un centre de réflexion et de formation qui sera bénéfique à l’ensemble des pays africains, notamment le Sénégal’. Allant plus loin dans ses propos, Lamine Thioune dira que le gouvernement du Sénégal, pour atteindre son objectif de dérouler un programme de relance du secteur de l’énergie sur la période 2010-2015, a besoin de ce genre d’institut qui se donne pour principal objectif de former et de renforcer la capacité des professionnels de l’énergie.

Paule Kadja TRAORE

Walfadjiri

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