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La BIB/UBA a entamé, ce qu’on appelle dans le jargon technique, « un exercice d’optimisation du staff »

Cher Wambi, l’as-tu déjà appris ? En tout cas depuis le vendredi 26 février 2010, la BIB/UBA a entamé, ce qu’on appelle dans le jargon technique, « un exercice d’optimisation du staff ». En français facile, cela signifie qu’elle a procédé à une restructuration du personnel. L’opération tiendrait en deux mouvements : l’un, appelé « externalisation », toucherait 34 employés, notamment des chauffeurs, coursiers et plantons, qui seront reversés dans d’autres sociétés privées mais toujours payés, jusqu’à la retraite, par la BIB/UBA avec, dit-on, tous les avantages dont ils bénéficiaient auparavant : l’autre, qualifié de départs définitifs, concernerait 67 agents, dont les qualifications sont jugées insuffisantes au regard des nouvelles exigences de résultats et de travail de la banque. En plus des droits légaux, les partants devraient percevoir des primes d’incitation au départ et voir leurs différents prêts apurés.

Tout compte fait, les 67 personnes concernées devraient s’en tirer, théoriquement, avec l’équivalent de 42 mois de salaire en moyenne, les extrémités basse et haute étant de 21 et 63 mois. Cette restructuration, m’a-t-on dit, procède du souci d’amélioration de la rentabilité, de la productivité et de l’efficacité de la boîte. Cerise sur le gâteau des employés, bientôt, la grille salariale de l’ensemble du personnel connaîtra une réévaluation si l’on croit certaines sources. Sans oublier de nouvelles embauches qui viendraient s’ajouter aux dizaines d’agents déjà recrutés entre janvier et décembre 2009.

Qu’à cela ne tienne, les travailleurs, comme on pouvait s’en douter, ne voulaient pas s’en laisser conter, et la tension était perceptible en fin de semaine dernière. Espérons seulement que les différentes parties sauront trouver un terrain d’entente dans l’intérêt bien compris de tous, surtout que l’Etat, après la cession en 2008 de 37% de ses parts, est plutôt impuissant à imposer quoi que ce soit. Aux dernières nouvelles d’ailleurs, certains avaient commencé à donner leur accord avant le délai imparti pour la signature, qui expirait hier. Affaire à suivre donc.

Source : lobservateur.bf

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