La Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), en partenariat avec le projet PROS/UE, a organisé les 3 et 4 février 2012 à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation des membres de ses organes relais et partenaires. Il a essentiellement été question de leur apprendre (et par ricochet au consommateur), les techniques d’identification des produits frauduleux de toute nature afin de les éviter.
Organisé dans une logique participative, l’atelier a regroupé pendant deux jours, les membres de la section du Houet de la Ligue des consommateurs, les représentants des arrondissements et de la commune, et aussi des organisations féminines de Bobo-Dioulasso. A eux se sont joints les représentants des marchés et ceux des structures techniques comme la douane, la MABUCIG, la SN-CITEC, la Commission nationale de lutte contre la fraude et les médias. A l’origine de cette formation, la Ligue des consommateurs dit avoir constaté que le consommateur burkinabè est désarmé face à un marché inondé de produits manifestement dangereux à la consommation. Dans son devoir d’organisation de défense des droits du consommateur, il lui a donc paru nécessaire d’assurer sa protection. Pour faciliter les échanges, ce sont le superviseur du Projet de renforcement des capacités des organisations de la société civile (PROS/UE), Alassane Traoré et le vice-président chargé des sections de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Abdoulaye Mossé, qui ont animé les travaux. En séances plénières et en groupes thématiques, les participants avec l’aide des modérateurs, ont travaillé à définir les produits frauduleux, et à présenter les normes qui régissent les produits contrefaits ou frauduleux. Ils ont en outre visionné quelques images des vrais et faux produits de grande consommation comme l’huile, le savon en poudre, les biscuits, le lait concentré, les appareils téléphoniques, les produits informatiques, les médicaments, entre autres et les secteurs les plus touchés comme les marques déposées, l’innovation, le son, l’image, les logiciels, la publicité et les médicaments. Les échanges ont également porté sur les structures de contrôle de la qualité des produits, notamment le Laboratoire national de santé publique, COTECNA, l’ONEA, l’IGEA, FASONORM, le CNRST en partie. L’identification des produits frauduleux a quant à elle, concerné les méthodes et techniques définies à cet effet. Même si l’exercice semble difficile avec la quantité et les multiples provenances des produits, quelques subtilités des fabricants échappent aux contrefacteurs. Il s’agit des codes des produits, de la couleur des emballages, des normes de référence, du goût, du manque d’insignes officiels, de la modification des marques (orthographes) et même des prix souvent anormalement bas. Dès lors, il est recommandé de contacter le vendeur et exiger un remboursement. De plus, le consommateur peut dénoncer la fraude en se référant aux services compétents comme la Commission nationale de lutte contre la fraude, la Ligue des consommateurs et aussi les services des forces de l’ordre et de sécurité, qui leur indiqueront les procédures à suivre. La Ligue a donc conçu un numéro vert, le 80 00 11 71, pour dénoncer les cas de fraude. La dernière phase des travaux a consisté en des sorties de terrain au cours desquelles les apprenants ont le fait le tour de quelques magasins à grandes surfaces et boutiques, et ont ramené des produits frauduleux. C’est donc une entière satisfaction que la Ligue des consommateurs du Burkina et le PROS/UE ont tiré de cet atelier. Ils ont aussi invité les participants à servir de relais en partageant ces connaissances avec les membres de leurs structures respectives.
Jean-Marie TOE
Sidwaya




