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Travailleurs de l’ex-Air Afrique : 2 milliards 816 millions FCFA pour des déflatés

Le ministre des Transports, des Postes et de l’Economie numérique, Gilbert Noël Ouédraogo a rencontré, le 30 janvier 2012 à Ouagadougou, les représentants des travailleurs de l’ex-Air Afrique. Objectif, porter à leur connaissance la décision du gouvernement burkinabè de régler définitivement leurs droits sociaux.

2 milliards 816 millions FCFA, c’est la somme que le gouvernement burkinabè entend verser au titre des droits sociaux aux travailleurs non encore indemnisés de l’ex-compagnie de transport aérien Air Afrique. Le ministre des Transports, des Postes et de l’Economie numérique, Gilbert Noël Ouédraogo, a porté l’information à la connaissance des travailleurs de la défunte compagnie, lundi 30 janvier dernier. En présence de ses proches collaborateurs, des représentants du ministère de l’Economie et des Finances et des déflatés, le ministre Ouédraogo a indiqué avoir travaillé avec son collègue des Finances sur trois points. Il s’est agi de l’authentification des listes produites par les syndics, la mobilisation des fonds et la mise en place des instruments de règlement. « Aujourd’hui, nous pouvons vous annoncer que ces trois diligences sont bouclées », a indiqué Gilbert Noël Ouédraogo. « L’effort global consenti pour vos droits est de 2 milliards 816 millions FCFA qui s’ajoutent aux 2 milliards 119 millions déjà réglés ; soit 4 milliards 935 millions FCFA au total », a précisé le ministre des Transports.
Pour se faire payer, les travailleurs doivent procéder à la signature d’un protocole individuel devant servir de base de règlement. Ceux qui sont à l’extérieur doivent les signer auprès de leurs ambassades avant de pouvoir bénéficier de cette manne financière attendue depuis 2002, date de liquidation de Air Afrique. Pour le ministre Ouédraogo, il n’y a pas de délai pour les paiements. Tout dépend de la célérité des concernés. « Il convient de retenir que le règlement de ce problème doit se comprendre sur une base transactionnelle. Il est évident que des questions résiduelles peuvent subsister mais il est bon d’apprécier cet effort du gouvernement et surtout éviter de retarder l’essentiel qui est le règlement des droits légaux évalués par les syndics », a déclaré Gilbert Noël Ouédraogo. Présent à la rencontre, le secrétaire général de l’Organisation nationale des syndicats libres (ONSL), Paul Kaboré, a salué la décision du gouvernement. Il s’est dit satisfait de la résolution de cette situation qui concernait 191 Burkinabè.

Enok KINDO

Sidwaya

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