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Haro sur le phénomène des enfants mineurs : « Le meilleur site minier d’un enfant, c’est l’école »

L’Etat, les communautés de base et les organisations de la société civile se concertent vendredi 27 janvier à Ouagadougou afin de lutter contre le travail des enfants sur les sites d’orpaillage.

Le travail des enfants de moins de 16 ans est interdit par les lois nationales et les conventions internationales relatives aux droits des enfants. Au Burkina, cette question est une préoccupation majeure. En effet, selon une étude menée par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie(INSD), 42% des enfants dont l’âge est compris entre 5 et 14 ans travaillent. Et plus de la moitié de cette frange jeune de la population souhaite abandonner le travail à la mine. C’est pour lutter contre ce phénomène qu’une rencontre d’échange et de partage se tient dans la capitale burkinabè. Organisée par le Cadre de Concertation des ONG et Associations actives en Education de base au Burkina Faso (CCEB-BF) avec l’appui de l’ONG Diakonia, cet atelier va plancher sur l’épineuse équation du travail des enfants dans les mines d’or.

La pauvreté, l’ignorance, le manque d’éducation des parents sur les besoins de développement physique, cognitif et émotionnel de leurs enfants sont entre autres les causes principales du travail des enfants. « De gré ou de force, nos enfants sont entrainés sur les sites d’orpaillage, livrés à maints dangers plutôt que d’être dans les salles de classe pour préparer durablement leur avenir et celui du Burkina tout entier » a relevé la présidente du conseil d’administration du CCEB-BF, Fati OUEDRAOGO. Elle a ensuite lancé un appel à tous les acteurs de développement : « ensemble, nous sortirons nos enfants des trous obscurs d’orpaillage pour les conduire vers la lumière de l’école ». Pour le représentant du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Yacouba ZOUNGRANA, « le meilleur site minier d’un enfant c’est l’école ».

Avant la tenue de cet atelier de capitalisation et d’échanges d’expériences, une caravane de sensibilisation organisée par le CCEB a sillonné quatre régions du pays. Elle a permis d’identifier les actions et les moyens idoines d’éradiquer le travail et l’exploitation des enfants dans les sites aurifères au Burkina.

Harouna MARE

RTB

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