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Le jus d’orange secoué comme jamais sur le marché de New York

Entre le gel en Floride et les traces de fongicide dans les importations brésiliennes, les cours du jus d’orange ont atteint un record de tous les temps mardi dernier à New York… avant de tout reperdre depuis.

Le marché du jus d’orange n’avait pas été aussi secoué en 34 ans d’existence ! Le jus d’orange concentré congelé est coté depuis 1977 sur le marché à terme de New York. Tous les ans à cette période les cours ont tendance à suivre une courbe inverse à celle des températures en Floride, parce que l’on craint les effets du gel sur la récolte du principal Etat producteur d’orange aux Etats-Unis. Cette année les cours ont commencé à grimper lorsque le thermomètre a affiché -5 degrés : on anticipe une perte de 5% de la production américaine, somme toute modeste.

Mais la hausse des cours est devenue une flambée mardi lorsqu’on a appris que les importations brésiliennes de jus d’orange risquaient d’être stoppées parce qu’elles contenaient des résidus d’un fongicide interdit aux Etats-Unis. Coca-Cola, qui avec Pepsi, contrôle les trois quarts du marché américain du jus d’orange, venait de le signaler aux autorités sanitaires américaines, qui depuis s’emploient à tester toutes les cargaisons de jus d’orange étrangères et le jus d’orange dans les rayons des supermarchés. Le Brésil produisant 60% du jus d’orange dans le monde, on a craint d’abord une raréfaction de l’offre, si la récolte brésilienne était boudée aux Etats-Unis, qui importent un quart de leurs besoins, voire par la suite en Australie, qui importe 40% de son jus d’orange.

Le mouvement s’est totalement inversé le lendemain : mercredi, les cours ont reperdu 10% parce que désormais on anticipe une chute de la demande de jus d’orange : les consommateurs, qui ont déjà diminué leurs achats d’un quart en 10 ans aux Etats-Unis, du fait de la hausse des prix, pourraient s’éloigner davantage de cette boisson par peur des pesticides. Pourtant, les traces de carbendazime retrouvées dans le jus d’orange aux Etats-Unis ont été jugées négligeables par les autorités sanitaires américaines, et elles sont de 6 à 20 fois inférieures au seuil autorisé en Europe, sans parler de l’Australie, qui a des exigences encore moins grandes.

RFI

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