Les notaires ont été invités avant-hier à s’inscrire dans une dynamique de formation continue et d’amélioration de leur connaissance. C’était lors de la 6e université du notariat d’Afrique, qui prend fin aujourd’hui à Dakar.
La 6e université du notariat d’Afrique, est placée sous l’égide de la Commission des Affaires africaines de l’Union internationale (Caaf-uin), en partenariat avec le Conseil supérieur du notariat français (Csn) et l’Association du notariat francophone. Cette rencontre de trois jours (23, 24 et 25 juin) est une invite faite, à l’endroit des notaires, à être plus apte, face à leurs exigences professionnelles. « Nous savons maintenant que le véritable enjeu de notre métier est la compétence », a souligné à l’ouverture des travaux, François Grimaldi, représentant de l’Association du notariat francophone. Faisant un bref commentaire des trois thèmes choisis (le crédit bail, les sûretés et l’organisation et la gestion d’un office notarial), l’émissaire a indiqué que les sujets « sont judicieux ».
Point d’équilibre
Le document de 15 pages intitulé « Les minutes de l’Université » daté du 23 juin et remis à la presse, explique que le crédit bail est un mode de financement qui anticipe la formation de l’épargne, en permettant à l’entreprise de réaliser des investissements, par prélèvement sur le budget d’exploitation. Le texte ajoute que le crédit bail tend en outre, à accélérer le remplacement des équipements de production et permet de calculer exactement le coût du matériel.
De façon explicite, l’organisation et la gestion d’un office notarial, est nécessaire pour les notaires d’aujourd’hui. Car pour eux, il s’agit d’intégrer les méthodes modernes du management, afin de toujours mieux satisfaire les usagers du service public de l’authenticité.
François Grimaldi est convaincu que le métier de notaire est différent des autres professions du droit. «Les rapports juridiques changent », a indiqué M. Grimaldi, par ailleurs, délégué pour l’Afrique à la mission internationale du Conseil supérieur du notariat. Ce dernier se dit convaincu que les échanges seront fructueux.
Me Régine Dooh Collins, notaire et présidente de la commission des affaires africaines de l’Union internationale du notariat, a laissé entendre que le notariat est la mémoire de leur Etat de droit. « Il est aussi, et surtout, l’une des conditions de sa pérennité », confie-t-elle.
Me Amadou Moustapha Ndiaye, président de la Chambre des notaires présente le notaire comme : « un point de rencontre et d’équilibre à la croisée, entre le public et le privé, entre le juridique et le judiciaire. Le notaire est, du fait de son expérience et de ses compétences juridiques, le conseil spécifique des particuliers et des entreprises. Il veille à l’équilibre du contrat et empêche les différends de naître. C’est un officier public, intervenant dans l’ensemble des domaines du droit ». Venu au nom du ministre d’Etat, Garde des Sceaux et ministre de la justice, le secrétaire général dudit ministère, Mansour Tall, a apprécié l’utilité des notaires dans une société civilisée. « Le notaire doit être aujourd’hui comme le médecin. Chaque famille doit avoir son notaire », a déclaré M. Tall, qui n’a pas omis d’assurer le soutien du gouvernement. Signalons que 18 pays ont pris part à ce rendez-vous de Dakar.
Serigne Mansour Sy CISSE
Le Soleil.sn




