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Indemnisation des commerçants vandalisés : La facture pourrait atteindre 7 milliards de francs

Au total, 1 283 sur 1 502 dossiers de demandes d’indemnisation des commerçants victimes de vandalisme lors des mutineries militaires ont déjà été traités par le gouvernement. Les prêts alloués à ces personnes s’élèvent à près de 2 600 000 000 de francs CFA. Ils pourraient même, à terme, dépasser la barre des 7 milliards FCFA. L’information a été donnée par le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, au cours d’un point de presse qu’il a animé ce jeudi 19 mai 2011, avec son collègue de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent Sédogo. Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour les deux ministres de revenir sur les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise que traverse le Burkina.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, a fait le point des indemnisations des victimes de pillages. Selon lui, 1 502 dossiers de demande de dédommagement ont été enregistrés. Leur traitement devra coûter près de 7 milliards de francs CFA à l’Etat burkinabè. Pour y faire face, le gouvernement a adopté un avant-projet de loi rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2011. Revenant sur le paiement des primes des militaires, le ministre Bembamba a indiqué que l’incidence a été prise en charge par le budget interne de l’armée. «Le cas de l’armée ne veut pas dire qu’il manquait de ressources. Il s’agissait de lenteur dans le décaissement des fonds et nous allons travailler à résoudre ce problème», a-t-il indiqué.

A la suite de son collègue, le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent Sédogo est revenu sur la grogne des cotonculteurs qui exigent que le gouvernement baisse le prix des intrants et achète à 500 FCFA le kilogramme de coton. Pour Laurent Sédogo, la filière cotonnière bénéficie déjà d’un grand soutien de la part des autorités. «Depuis 2007 à nos jours, le gouvernement a injecté près de 130 milliards de francs CFA dans cette filière», a-t-il indiqué. Outre la subvention des intrants, cette somme a servi, selon le ministre Sédogo, à apurer les dettes des cotonculteurs entre eux à près de 5 milliards FCFA. Pour la campagne qui s’ouvre, le gouvernement a décidé d’appuyer la filière à hauteur de 33 milliards de francs CFA. Ce qui a permis de réduire de 1 000 F CFA le prix du sac d’engrais. La réduction de ces prix nécessite que le gouvernement débourse la bagatelle financière de 2 milliards de nos francs. Ces mesures ont permis de trouver un terrain avec les acteurs de la filière.

De façon générale, le ministre Laurent Sédogo a indiqué que son département a fait l’option de moderniser l’agriculture burkinabè. «Nous devons abandonner l’agriculture de subsistance. Et je peux vous assurer que notre agriculture est le chemin de la modernisation», a précisé Laurent Sédogo.

Revenant sur la situation nationale marquée par la vente à prix réduits des denrées de grande consommation, Laurent Sédogo a signifié que son département jouera sa partition pour garantir la disponibilité des vivres. Cela va passer, selon lui, par un accroissement de la production du riz local. Il compte également mettre l’accent sur le niébé, le sésame, le manioc… Afin d’atteindre cet objectif, le ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique a décidé de soutenir 45 000 femmes dans les 45 provinces du Burkina.

Fasozine.com

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