Les économies africaines se caractérisent par la forte dualité du marché de l’emploi: le marché du travail formel et le marché du travail informel. Toutefois cette coexistence l’économie formelle et informelle présente plusieurs avantages mais aussi des inconvénients.
L’économie informelle englobe 72 pour cent des emplois en Afrique subsaharienne, selon le Bureau international du travail (BIT). L’incapacité des économies à créer le nombre d’emplois nécessaires pour absorber la main-d’œuvre, constitue l’une des causes de l’expansion de l’économie non-formelle.
Le secteur informel s’inscrit comme un véritable poids de l’économie
Ce secteur est caractérisé par de graves difficultés de protection sociale, de mauvaises conditions de travail et de précarité de l’emploi. Il offre toutefois à de nombreuses familles en Afrique, la possibilité d’assurer leur minimum vital en cas de détérioration des conditions de travail.
Les pays africains ont des définitions différentes du marché informel, c’est pourquoi il s’avère difficile d’évaluer son ampleur. Le secteur informel pourrait être définit comme l’ensemble d’unité de production, de services et de commerce, ayant un mode de gestion qui n’est pas celui du secteur moderne (en particulier, l’absence de comptabilité normalisée).
Une entreprise appartient au secteur informel, si elle est caractérisée par une organisation traditionnelle du travail, notamment parce qu’elle emploie des apprentis.
Le marché informel, une constante africaine
Ce marché réunit la quasi-totalité des attributs d’un marché concurrentiel. On retrouve le secteur informel à tous les degrés de l’échelle. Ainsi au Cameroun, le système d’apprentissage consiste en une formation sur le tas au sein d’une entreprise.
En Tunisie, le secteur informel constitue un champ d’intérêt pour les recherches empiriques qui essayent de déterminer les comportements et la rationalité des agents opérant dans ce secteur.
En Afrique du Sud, l’accent est mis sur le système éducatif. L’objectif est d’améliorer la qualité des écoles, une étape indispensable pour réduire les inégalités et ainsi permettre l’entrée sur le marché formel dans les bonnes conditions.
Le marché du travail à sa propre dynamique
Les marchés du travail contemporains sont devenus plus segmentés que jamais, produisant de nouvelles dynamiques. Il faut aussi prendre en compte que le nombre de femmes qui ont intégré le marché formel du travail a subi une forte expansion pendant les deux dernières décennies. L’histoire, l’économie, la démographie et la sociologie de cette présence et de ce rôle grandissants dans les marchés du travail vont dans le bons sens.
En outre l’Afrique est parvenue de nos jours, à équilibrer son potentiel économique et à accroître son niveau de production grâce au phénomène de mondialisation et à sa force dans le marché du travail. Pour accroître ces potentiels, il faut veiller à réduire la part de cette économie parallèle, qui nuit de par sa nature, à la fiscalité et à la croissance.
L’objectif des gouvernements africains est donc de mettre en place des stratégies et programmes pour appuyer le secteur informel et faciliter sa transition vers l’économie formelle.
Source : Afrique Avenir




