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Session du CES : Sécurité et santé au travail débattues

Dans le cadre de la première session du Conseil économique et social (CES) de l’année 2010, un panel sur la sécurité et la santé au travail a été animé par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et ses collaborateurs, le jeudi 22 avril 2010 à Ouagadougou.

Plus de 170 millions de personnes qui souffrent de maladies liées à leur profession dans le monde, 12 000 cas d’accidents de travail entre 2000 et 2007 dans le secteur privé structuré au Burkina qui ont coûté plus de 5 milliards de francs CFA à la Caisse nationale de sécurité sociale pour les réparations des risques professionnels.

Ce sont là, les statistiques sur la situation de la sécurité et la santé du travailleur burkinabè. Ces chiffres ne prennent pas en compte la fonction publique qui ne dispose pas de données ou les autres secteurs informels non structurés comme l’agriculture, l’élevage, l’artisanat…

« Cette question de sécurité et de santé revêt une très grande importance, d’où la nécessité de promouvoir un environnement sain, la sécurité et la santé pour les travailleurs qui sont d’ailleurs des objectifs de notre politique nationale sur la sécurité et la santé », a noté M. Adrien Koné, ministre du Travail et de la Sécurité sociale lors du panel qu’il a animé, le jeudi 22 avril 2010 en pleine session du CES. Les préoccupations des conseillers ont été entre autres, la protection des mineurs, les professionnelles du sexe, les précautions pour le monde rural…

« Le Burkina s’est engagé, à lutter contre le travail des enfants et tous les travaux qui mettent en danger leur santé, leur sécurité, leur épanouissement sont proscrits. Pour les professionnelles du sexe, prendre en compte ce volet serait reconnaître ce travail », a laissé entendre la directrice générale de la sécurité et la santé au travail, Mme Agathe Tiendrébéogo. En effet, tous les travailleurs interviennent dans le développement du pays, il est donc nécessaire que des mesures soient prises pour leurs protections, mais il faut l’implication de tous.

C’est, pourquoi Mme Tiendrébéogo indique qu’il faut que les trois acteurs, à savoir l’Etat, l’employeur et le travailleur s’activent à minimiser les risques d’accidents et de maladies de travail. Pour la non disposition de données pour les agents de la Fonction publique, Dr Jean-Paul Ouédraogo explique « qu’avec l’application en 2010 de la loi sur la prévention des risques professionnels, il faut mettre en place un dispositif pour voir exactement l’ampleur des risques à ce niveau ».

Au regard de tout ceci, une priorité devrait être accordée à la formation de spécialistes, de techniciens pour des sensibilisations, car cela va avec la bonne marche des entreprises. Si le personnel est en bonne santé et en sécurité, la productivité va s’accroître. Le Burkina ne dispose que de dix médecins de travail, alors que l’OIT recommande beaucoup plus.

Wendyam Valentin COMPAORE

Source : sidwaya.bf

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