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Foire commerciale de la SNC 2012 : Occasion d’évasion mais aussi de bonnes affaires

Au fur et à mesure que nous nous approchons du siège de la Semaine nationale de la culture, on avait l’impression que toute la ville de Sya y convergeait. La devanture de la SNC grouillait de monde, les uns cherchant à mettre leurs engins au parking, les autres en file indienne à la porte d’entrée.

Dans cette foule, de petits commerçants vendent des articles à la sauvette, en hélant les clients. A l’intérieur, le public visite les stands dans une atmosphère chargée de poussière avec une ambiance musicale assourdissante. Ici, l’ambiance rappelle celle de la rue marchande du FESPACO à Ouagadougou, c’est-à-dire un grand marché où chaque acteur se débrouille pour tirer profit de ce qu’il entreprend.

Venue comme visiteuse, Nafisatou Ouattara se frotte les mains. Elle dit avoir effectué le déplacement avec ses enfants pour s’évader dans ce monde riche en couleurs. « Je suis satisfaite parce que la fête est bien belle. Cela est une façon pour moi d’exprimer mon amour maternel à l’endroit de ma progéniture », a-t-elle dit. Il en est de même pour Awa Coulibaly de la région des Cascades. Exploitante d’un stand dans la galerie de la gastronomie, elle est venue pour présenter des mets et des boissons de sa localité. Selon elle, les clients sont au rendez-vous, et elle espère faire de bonnes affaires. Mme Coulibaly propose des plats locaux faits à partir du mil, du haricot et des jus à base de mangue séchée et de tamarin.

A cette foire, les tenanciers des débits de boissons entendent eux aussi tirer leur épingle du jeu. Malgré le manque d’énergie électrique pour alimenter leurs réfrigérateurs, ils ont tenu à servir de la boisson fraîche aux clients. Ces conditions, disent-ils, ne leur permettent pas de réaliser de bons chiffres d’affaires. Ainsi, le propriétaire du bar « Steven Class 2010 », Mamoudou Nikièma, souligne que les stands sont chers et qu’il est encore obligé d’utiliser la glace à raison de 5 000 F CFA par jour pour mettre la boisson au frais. Pour lui, ce sont des dépenses onéreuses auxquelles il ne s’attendait pas.

Evariste Yoda

Sidwaya.fr

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