Le secteur minier a connu, au cours des deux décennies, un développement fulgurant en Afrique de l’Ouest au point de devenir le premier secteur d’exportation de la plupart des pays de la sous-région. Toutefois, l’exploitation de ce secteur se fait dans des conditions concurrentielles qui influent sur les modes de vie des communautés locales et suscitent souvent des ressentiments et des conflits. Pour pallier ces problèmes, Oxfam America, en collaboration avec les organisations de la société civile, a tenu un atelier de réflexion sur la gestion des industries extractives, du 19 au 22 mars 2012 à Ouagadougou. L’objectif était de renforcer la mobilisation de la société civile ouest-africaine et sa structuration pour définir une stratégie régionale d’action concertée pour la gestion transparente des ressources minières. Cela au service de l’amélioration des conditions de vie des populations en Afrique de l’Ouest.
L’atelier visait par ailleurs à redynamiser le Groupe de travail Oxfam sur la gouvernance des industries extractives (WATGEI). Trois thèmes ont été exposés à savoir, l’environnement juridique légal et politique en matière d’industries extractives, l’environnement juridique et les questions de transparence et l’impact environnemental et social de l’exploitation des ressources minières dans les Etats. Selon le coordonnateur régional sur les industries extractives à Oxfam America, Moussa Ba, la rencontre a été un cadre de partage d’expériences et cela a permis au réseau des acteurs de la société civile engagé dans la gouvernance minière en Afrique de l’Ouest d’être plus efficace. Au sortir de cet atelier, un plan d’action indicatif du réseau a été élaboré.
Par ailleurs, les organisations de la société civile ouest-africaine ont soutenu la mise en œuvre rigoureuse des décrets d’application conformes à la loi « Dodds Frank Wall Streets reform act » qui stipule la publication des revenus versés par les sociétés minières aux pays en vue d’une transparence dans les industries extractives. Ce qui permettra de mieux suivre leur utilisation pour les besoins de developpement et de lutter contre la pauvreté. Ils ont aussi souhaité que la Commission américaine des opérations de bourse (SEC) mette en œuvre des règles rigoureuses en vue d’assurer le maximum de transparence. Environ une cinquantaine de participants dont des représentants de douze pays de l’Afrique de l’Ouest y ont pris part.
Fleur BIRBA | Sidwaya.bf




