De nombreux textes ont été rédigés pour lutter contre le phénomène de la corruption. Mais ces textes sont méconnus du grand public. Dans le but de faciliter leurs compréhensions, l’Autorité Supérieur de Contrôle d’Etat (ASCE) a décidé de faire une compilation de ces textes qui servira de référentiel pour tout acteur de la lutte contre la corruption. La présentation de ce document de 170 textes a fait l’objet d’un atelier le lundi 5 mars 2012 à Ouagadougou.
La question de la lutte contre la corruption figure désormais en tête des préoccupations des autorités, de la société civile et des citoyens. Plusieurs études et sondages ont révélé l’existence et l’importance de ce fléau et montré son impact défavorable à toutes les stratégies de développement. Au Burkina Faso, « il existe beaucoup de textes nationaux et internationaux qui portent sur la lutte contre la corruption et qui ne sont pas connus des acteurs de la lutte contre ce fléau, du privé et des partenaires techniques au développement » a déclaré le Contrôleur Général d’Etat, Henry Bruno BESSIN.
Pour faciliter leurs connaissances et leur appropriation, l’ASCE a décidé de faire une compilation de ces textes dans un document unique. L’étude a été réalisée du 03 au 23 novembre 2011 par Mario DEHOVE ancien Conseiller référendaire de la Cour des Comptes français. Selon lui, « L’essentiel de cette étude consistait à rassembler à la fois tous les textes nationaux et internationaux qui portent sur la bonne gouvernance, la coopération internationale, la détection de la corruption, les sanctions. »
Mario DEHOVE a ajouté que le document a été élaboré en 2 volets. Le premier comporte 170 textes nationaux comme internationaux dont trois sont importants pour le Burkina Faso. Le deuxième volet consiste à faire un certains nombre de recommandations, de sorte que les textes nationaux soient conformes aux textes internationaux, d’où la nécessité pour le Burkina de ratifier les textes auxquels il a souscrit. Les discussions qui vont porter sur ce présent document seront menées par des magistrats, des inspecteurs des différents ministères, des acteurs de la société civile et l’ASCE. Cette étude a pu être réalisée grâce à l’appui de la banque africaine de développement à travers l’important « projet d’appui aux institutions de programmation des dépenses publiques et de contrôle. »
Adama OUEDRAOGO
RTB




