En 2011, c’est le distributeur américain Wal-Mart qui s’est octroyé le titre de la plus grande entreprise du monde grâce à son gigantesque chiffre d’affaires de près de 422 milliards de dollars. Une place dont le géant mondial des supermarchés ne risque pas d’être délogée de sitôt puisque la seconde entreprise de ce classement, le pétrolier Shell, a réalisé 44 milliards de dollars de chiffre d’affaires de moins qu’elle. Suivent Exxon Mobil (3e), BP (4e) et Sinopec Group (5e).
Volkswagen veut doubler Toyota et GM
Volkswagen le clame haut et fort depuis deux ans. Avec sa panoplie de marques (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda ou encore Bentley, Bugatti et Lamborghini), il vise la place de numéro 1 mondial de l’automobile pour 2018. Son objectif a presque été réalisé dès 2011, avec 7 ans d’avance. Cette année-là, le constructeur a vendu 8,15 millions de véhicules, soit 14% de plus qu’en 2010. Au point de dépasser son concurrent japonais, Toyota. Ce dernier a vu ses ventes reculer, elles, de 9% en 2011. Du coup, c’est General Motors qui reprend le titre de premier constructeur mondial. En 2012, VW devrait finaliser le rachat de Porsche et du constructeur de poids-lourds Man. Nul doute que ces deux atouts supplémentaires pèseront dans l’attribution du titre.
Secteur : automobile
Position début 2012 : N°2 mondial derrière GM
Ambition : N°1 mondial en 2018
Ubisoft vise le niveau suivant
Ubisoft, l’éditeur français de jeux vidéo, est aujourd’hui le numéro 3 mondial du secteur derrière Electronic Arts et Activision. Mais Yves Guillemot, son PDG et fondateur, voit les choses en grand pour l’entreprise. Surtout depuis qu’Electronic Arts s’est délesté des 20% qu’elle détenait dans le capital du champion tricolore. Son objectif est désormais simple : faire au moins jeu égal ou passer devant les deux leaders, le plus vite possible. Pour y parvenir, l’entreprise envisage d’acquérir de plus petits éditeurs et de mettre le paquet sur sa vingtaine de marques multimillionnaires. La route peut paraitre longue au regard de l’activité des uns et des autres : Ubisoft affiche un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires contre le triple pour ses concurrents. Mais l’industrie des jeux vidéo évolue tellement vite que cette ambition n’a rien d’un doux rêve.
Secteur : édition de jeux vidéo
Position début 2012 : N°3 mondial
Ambition : N°1 mondial dès que possible
Uniqlo veut tailler un short à Zara et H&M
Certes, l’enseigne Uniqlo réalise encore 73% de son activité dans l’archipel japonais. Il n’en demeure pas moins qu’elle a fait de son expansion internationale une priorité. Tadashi Yanai, son PDG et fondateur, ne s’en cache pas : entre 2010 et 2020, Uniqlo envisage d’ouvrir 4 000 magasins dans le monde, dont 3 000 hors du Japon. Objectif, se hisser au niveau des multinationales de l’habillement que sont Gap, H&M et Zara. En octobre 2011, l’enseigne a inauguré à New York ses deux plus grands magasins dans le monde. Rien qu’en 2012, une centaine de boutiques supplémentaires devraient ouvrir leurs portes en Chine, en Corée du Sud, à Singapour. En France, 5 à 10 magasins devraient apparaitre rien qu’à Paris. Et pour être sûr que cela marche, Uniqlo voit grand. Ses boutiques dépassent souvent les 2 000 m².
Secteur : habillement
Position début 2012 : acteur mondial
Ambition : N°1 en 2020
Ebro Foods veut la mettre la pâtée à Barilla
La notoriété des marques Panzani et Lustucru en France n’est plus à démontrer. En revanche, celle de leur maison mère, si. Rares sont ceux qui connaissent le conglomérat espagnol agroalimentaire Ebro foods. Il s’agit pourtant du numéro deux mondial des pâtes. Une place qui ne lui convient guère. Le groupe ambitionne donc de devenir le numéro 1, à la place de Barilla. Pour y parvenir, l’entreprise s’est recentrée en 2009 sur ce métier. Elle s’est débarrassée de ses activités sucrières et laitières et a multiplié les acquisitions. En somme, Ebto foods a fait le choix de consolider un secteur… qui ne l’était pas encore. En effet, les autres groupes agroalimentaires estiment qu’il ne représente pas assez de valeur-ajoutée. Qu’à cela ne tienne. Une fois ses emplettes terminées, le groupe a multiplié les innovations de pâtes et s’est lancé dans les plats préparés.
Secteur : pâtes
Position début 2012 : N°2 mondial derrière Barilla
Ambition : N°1 dès que possible
Lenovo veut passer ses PC devant ceux d’HP
2011 restera comme un excellent cru pour le fabricant de PC chinois Lenovo. Non content de chiper la place de numéro 2 mondial du secteur à l’américain Dell dès le deuxième trimestre 2011, Lenovo s’est aussi remarquablement rapproché du leader, l’américain HP. Selon le cabinet d’études Gartner, la part de marché de HP est tombée à 16% au niveau mondial au quatrième trimestre 2011, contre 18,8% l’an dernier à la même époque. Dans le même temps, le fabricant chinois a vu sa PdM bondir de 11,3% à 14%. A ce rythme-là, Lenovo pourrait donc bien devenir numéro 1 mondial dès 2012, même si les dirigeants du fabricant n’envisageaient un tel statut qu’à partir de 2014. Si bien que le groupe pourrait courir après le leadership d’un autre secteur : celui des smartphones. Trois ans après avoir lancé ses premiers appareils sur son marché domestique, le géant chinois reconnait réfléchir à l’opportunité d’entrer sur le marché européen.
Secteur : construction de PC
Position début 2012 : N°2 mondial derrière HP
Ambition : N°1 en 2014
Réalisé par Eric de Legge, Journal du Net




