Le groupe indien Alok Industries, spécialisé dans la mise en valeur du coton, ambitionne de conquérir l’Afrique de l’Ouest, après le Burkina Faso en injectant 20 milliards CFA pour une unité de filature à Bobo-Dioulasso.
« Dans le cadre de la recherche de solutions à la transformation industrielle du coton, le gouvernement du Burkina Faso a noué un partenariat avec les sociétés privées Alok Industries/Ltd Brand/Mas. L’implantation de cette unité permettra de transformer 6% de la fibre produite localement et induira des effets structurants sur l’ensemble de l’économie à travers ses impacts socioéconomiques et financiers », indique le ministère du Commerce.
Avec ce projet, plus de 12 000 tonnes de fibres de coton seront transformées chaque année au Burkina Faso.
La société qui s’installera à Bobo-Dioulasso, va créer 500 emplois directs et des milliers d’emplois indirects dans le tissu cotonnier burkinabé et malien.
Avec sa capacité de production et son potentiel financier, Alok Industrie qui arrive comme une des réponses aux nombreuses difficultés de la filière ctonnière va être un concurrent de taille pour la Filature du Sahel (Filsah), qui était jusque-là l’unique filature de coton du Burkina Faso.
Considéré comme le leader de la production cotonnière en Afrique, le Burkina Faso vivait l’inexistence d’une véritable industrie de transformation en la matière, comme un véritable paradoxe.
TT/od/APA




