1 : Connaître ses envies
Avant de se lancer tête baissée dans la recherche d’un nouvel emploi, mieux vaut se poser un certain nombre de questions. A commencer par celle-ci : pourquoi changer de travail ? Il faut faire le point sur ce qui vous plait dans votre job actuel, ce qui vous manque ou encore ce que vous ne supportez plus.
Les réponses à ces interrogations se révèlent cruciales pour la suite. Elles vous permettent de déterminer vos envies : les responsabilités auxquelles vous aspirez, le type d’entreprise qui vous convient, la rémunération qui vous satisfait… En précisant ainsi vos envies, vous ciblez vos recherches et gagnez un temps précieux. Certains, animés par une permanente envie de bouger, peuvent même réaliser que la situation actuelle leur convient finalement, ce qui leur évitera de chercher ce qu’ils ont déjà.
2 : Faire le point sur ses compétences
Au-delà de vos envies, vous devez aussi questionner vos compétences. Pour que votre recherche d’emploi soit efficace et couronnée de succès, vous devez savoir ce à quoi vous aspirez tout en ayant conscience de vos forces et faiblesses.
Si cette réflexion peut être menée tout seul, un regard extérieur est loin d’être inutile pour analyser, avec distance, vos points forts. Un collègue qui connait bien le marché de l’emploi de votre secteur peut vous aider. Plus formel, le bilan de compétences peut aussi vous permettre d’y voir plus clair. Dans tous les cas, la connaissance des savoir-faire à mettre en avant est un atout dans votre recherche d’emploi : vous éviterez de postuler à des offres alléchantes mais en décalage complet avec votre profil.
3 : Avoir une vision… au-delà du poste
Pour être efficace et convaincant, il est vital d’être certain du type de poste que l’on recherche. Mais votre réflexion doit idéalement aller plus loin que la seule fiche de poste. Car, en trouvant un nouvel emploi, vous modifiez bien plus que les quelques heures passées chaque jours au bureau.
Votre prochain job donne une nouvelle tournure à votre carrière. Il faut donc s’assurer que le poste convoité correspond bien à vos projets professionnels à moyen terme. En clair, évitez de vous lancer dans une voie apparemment confortable que vous regretterez dans deux ans. De même, il vous faut être au clair sur les implications personnelles de ce changement de poste. Etes-vous prêt à changer de ville ? Quels horaires pouvez-vous accepter ? Autant de questions auxquelles il vaut mieux répondre le plus tôt possible.
4 : Organiser son temps pour la recherche
Chercher un nouveau travail réclame du temps. Beaucoup de temps. A partir du moment où vous avez décidé de partir en quête d’un nouvel emploi, vous devez prendre la mesure des implications en termes d’organisation. Tout particulièrement dans le cas où vous êtes en poste.
Au lieu de vous contenter de vous occuper de vos recherches et vos candidatures quand vous n’avez rien de mieux à faire, efforcez-vous de libérer du temps. Cela peut-être le matin, le soir ou le week-end. En bloquant des plages horaires, vous mettez tous les atouts de votre côté pour trouver au plus vite et ne pas rater d’opportunités. Psychologiquement, vous serez aussi mieux investi dans ce projet. Attention cependant si vous devez rechercher depuis votre bureau, vous prenez beaucoup de risques vis-à-vis de vos collègues et responsables…
5 : Se rendre visible sur Internet
Cela va sans dire, si vous êtes disponible pour un emploi, il faut le faire savoir. Ou tout du moins le suggérer. Mettre son CV en ligne -s’il ne l’est pas encore- représente bien souvent le B.A.-BA de la recherche d’emploi. Il permet aux personnes intéressées de vous trouver et, éventuellement, de vous contacter.
Bien évidemment, se rendre visible sur les réseaux sociaux professionnels ou les sites d’emploi nécessite quelques précautions. Votre profil doit être clair et surtout à jour. Précisez régulièrement des informations à mettre en avant en fonction de l’orientation que vous souhaitez donner à votre recherche. N’oubliez pas les mots-clés (métier, secteur d’activité, spécialité…) afin de permettre aux recruteurs de découvrir votre profil facilement.
6 : Se faire chasser
On peut rechercher un poste à occuper. On peut aussi se faire chasser pour occuper un poste. Les recruteurs sont eux-aussi actifs pout trouver la perle rare que vous représentez peut-être. Mais attention, être sollicité par un chasseur de tête se mérite, il ne suffit pas d’attendre que votre téléphone sonne.
Pour attirer l’attention des recruteurs, il vous faut d’abord être visible. Cela commence bien évidemment par Internet, où votre CV doit être présent, à jour et attractif. Mais vous pouvez aussi envoyer votre CV aux cabinets, généralistes ou spécialisés, pour figurer dans leur banque de CV au moment où ils auront besoin de vous. Enfin, il vous faut soigner vos relations avec eux dès que vous entrez en communication pour qu’ils vous apprécient tout en comprenant vos aspirations.
7 : Solliciter son réseau
Selon les secteurs et les professions, l’importance du réseau professionnel peut se révéler cruciale dans la période de recherche d’emploi. Grâce à vos anciens collègues, vos camarades d’écoles ou vos partenaires évoluant dans le même secteur que vous, vous pouvez entendre parler d’un poste qui se libère avant tout le monde.
Cependant, pour maximiser ses chances d’être tenu au courant de ce type d’informations, il ne suffit pas d’ouvrir grand vos oreilles. Vous devez faire savoir que vous êtes en quête d’un nouveau job. Programmez un déjeuner, invitez à dîner ou passez simplement quelques coups de fils : dans tous les cas, vos connaissances doivent prendre conscience que vous êtes à l’affût. Mais il faut savoir rester subtil : en général, mieux vaut éviter de répandre l’information au sein même de son entreprise, cela pourrait arriver aux oreilles d’un supérieur…
8 : Envoyer des candidatures spontanées
A partir du moment où vous vous êtes décidé à changer de job, vous ne pouvez plus vous contenter d’attendre que les annonces tombent toutes seules. Soyez proactif en sollicitant des entretiens avec des personnes clés. Mais les candidatures spontanées réussies réclament méthode et volonté.
C’est à partir de votre réflexion initiale que vous devez déterminer les entreprises dans lesquelles vous souhaitez postuler. Etablissez une liste de quelques employeurs qui vous enthousiasment, dénichez le nom des personnes à contacter et personnalisez votre candidature afin de communiquer sur ce qui vous attire précisément. Mais il vous faudra probablement un peu de patience : il est rare qu’un poste s’ouvre au moment-même où on le sollicite. Prenez ces candidatures comme des prises de contact qui déboucheront éventuellement plus tard sur une proposition concrète.
9 : Scruter les annonces
Une bonne partie du temps consacré aux recherches risque de servir à lire les offres d’emploi qui se présentent. Généralistes ou spécialisés sur un secteur d’activité ou une fonction, d’innombrables sites Internet diffusent des annonces, dont certaines vous intéresseront sûrement. Pour gagnez du temps, utilisez les alertes : grâce à différents critères (métier, région, salaire…), des annonces vous parviendront directement dans votre boîte e-mail. Certaines pouvant leur échapper, des recherches manuelles peuvent se révéler nécessaires.
Ces offres d’emploi se montrent riches d’informations : description du poste, missions, entreprise, rémunération… Elles méritent donc toute votre attention et déterminent les arguments à mettre en avant dans votre candidature. Mais les informations absentes de l’annonce doivent aussi susciter votre curiosité et donner forme aux questions que vous poserez au recruteur par la suite.
10 : Peaufiner le CV
Qu’elle réponde à une offre ou qu’elle soit spontanée, toute candidature comprend un CV. Loin d’être un exercice de pure forme, sa rédaction mérite un soin tout particulier. C’est bien souvent à l’aune de ce document que votre candidature sera présélectionnée ou bien mise de côté par le recruteur. Le tout, en quelques secondes.
Il importe donc de mettre en avant les quelques éléments que vous jugez primordiaux pour le poste en question. Basez-vous pour cela sur les critères mis en avant dans l’annonce ou aux qualités recherchées pour ce type de poste très précisément. Avec une mise en forme claire, un texte court et une construction lisible, vous mettez toute les chances de votre côté pour retenir l’attention du recruteur.
11 : Personnaliser la lettre de motivation
Bien souvent exigée pour compléter votre candidature, la lettre de motivation doit vous permettre de mettre en avant la spécificité de votre profil. Encore davantage que le CV, il est important que ce document évoque un poste précis et une entreprise particulière. Evitez donc de reproduire une même lettre.
Bien évidemment, personnaliser une lettre de motivation, cela réclame du temps. Mais le recruteur pointilleux y décryptera probablement votre connaissance du métier et de l’entreprise ainsi que les points saillants de votre personnalité. Une dernière précision : la lettre de motivation n’est pas systématiquement exigée. Parfois, un simple mail d’accompagnement suffit.
12 : Se préparer à l’entretien
Votre candidature a été retenue ? Félicitations, le plus dur reste à faire. Il vous faut désormais convaincre le recruteur que, parmi la poignée d’heureux élus invités en entretien, vous êtes celui qu’il recherche.
Pour réussir cette épreuve, mieux vaut ne pas uniquement compter sur votre sens de la répartie. La préparation de l’entretien de recrutement passe par d’indispensables recherches sur l’entreprise, son histoire et ses chiffres-clés. Autant que possible, renseignez-vous aussi sur votre interlocuteur afin de savoir quel profil vous allez rencontrer. Enfin, il n’est pas inutile, loin de là, de préparer une liste de questions à poser : au-delà des réponses que l’on vous apportera, elles démontrent votre capacité de réflexion et témoignent de votre curiosité.
13 : Se comporter face au recruteur
C’est certainement l’étape la plus stressante de tout le processus. En répondant à la l’invitation du recruteur, le candidat joue son va-tout. Bien préparé, cet exercice est largement surmontable, sous réserve de garder ses nerfs.
Car, malgré les recherches préalables, l’entretien de recrutement n’est pas prévisible à 100%. Bien souvent, le recruteur s’évertue même à déstabiliser son vis-à-vis. Des questions pièges visent généralement davantage à susciter une réaction de la part du candidat que d’obtenir une réponse. Il faut donc parvenir à trouver un subtil équilibre entre un comportement sérieux qui n’est pas paralysant et une spontanéité qui ne sombre pas dans la décontraction.
14 : Passer les tests de recrutement
Les tests de recrutement ne sont pas systématiques, loin de là. Mais lorsque le candidat est convoqué à en passer, il a tout intérêt à s’y préparer.
Ces exercices destinés à évaluer les compétences du candidat répondent bien souvent à certains schémas. Et les connaître permet d’éviter d’être déstabilisé par des consignes imprévues. Les tests psychotechniques juge votre raisonnement : entraînez-vous à l’aide des exemples disponibles. Les tests linguistiques évaluent votre anglais : immergez-vous dans la langue de Shakespeare. Vous ne comblerez probablement pas vos lacunes en une semaine, mais vous mettrez quand même toutes les chances de votre côté.
15 : Négocier avant de signer
Une fois votre candidature retenue par le recruteur, il vous reste une dernière étape, et non des moindre : établir concrètement les conditions de votre embauche. Il vous faudra alors bien souvent négocier avec votre futur employeur. Même si le processus de recrutement place bien souvent le candidat en position de demandeur, ce dernier doit prendre conscience que la période précédent la signature est une fenêtre d’opportunité unique pour obtenir ce que l’on veut. Après, il est souvent trop tard…
N’hésitez donc pas à balayer tous les sujets important. Le salaire, bien évidemment, mais aussi les différents avantages, du téléphone professionnel à la mutuelle en passant par les jours de congés. Mais l’art de la négociation reste à manier avec précaution : il est hors de question de donner une image intransigeante avant même d’avoir signé.
Source : JDN Management




