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Rupture de stock de carburant au Burkina: entre rumeurs et dangers

Rupture de stock de carburant. Info, intox ou simple rumeur? Sans attendre la réponse juste à ces cruciales interrogations, les consommateurs burkinabè ont pris d’assaut les stations services de la capitale durant tout le week-end afin de faire le plein de leurs réservoirs. Certaines stations services n’ayant pas pu supporter cet afflux inattendu, se sont vite retrouvées à sec.

Des SMS, venant de responsables politiques, et pas des moindres, à leurs amis et proches, ont même contribué à nourrir cette rumeur. Ce n’est donc que rumeur, à en croire des sources proches du ministère en charge de l’Industrie et du commerce. C’est à croire que le Burkina Faso est devenu un pays où Dame rumeur a trouvé un asile confortable, dirigeant à son gré le comportement des populations. Mieux, ces bruits sans fondement sont souvent colportés par des personnes animées de desseins personnels très malveillants. «C’est surtout le travail des politiciens», a dit l’autre, étayant ses propos par le contexte sociopolitique délicat doublé de la période électorale en ligne de mire.

Pourtant, ces rumeurs n’ont que des conséquences néfastes pour les Burkinabè. La plus grosse inquiétude étant les réserves de carburant et de gaz domestique à domicile, effectuées par des citoyens, dans des conditions d’insécurité totale. Pire, le commerce d’essence parallèle qui se développe aux abords des rues, et heureusement interdit par le gouvernement, constitue une menace sérieuse pour les populations. Un incendie à grande échelle est si vite arrivé!

Toutefois, les consommateurs burkinabè pourraient bien avoir la désagréable surprise de subir une vraie rupture de stock de jus, si le carburant importé et subventionné, coûtant donc relativement moins cher, continue de franchir allègrement les frontières burkinabè, à destination de pays voisins, on révélé des experts de la politique économique. L’argument est difficile à battre totalement en brèche. Il devait plutôt inciter les autorités du Burkina, pays couloir, à prendre des dispositions, notamment au niveau des postes frontières, malheureusement célèbres par leur porosité, afin d’endiguer ces sorties mafieuses de carburant. Il en va de la survie de l’économie nationale déjà mise à mal, entre autres, par la crise socio-militaire du premier trimestre de l’année 2011 et celle économique et financière mondiale.

Fasozine

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