« Nous nous inspirons de Toms Shoes pour le « Buy One Give One » (B1G1) et de Zappos pour l’excellence du service client. » Antonin Chartier, 26 ans et Sacha Bostoni, 23 ans, ne cachent pas ce que doit aux sites d’e-commerce américains leur jeune start-up d’optique en ligne.
Jimmy Fairly, lancée en mai 2011, propose, pour chaque paire de lunettes achetée, d’en offrir une à une personne dans le besoin via des associations humanitaires. Le duo s’est inspiré de sites d’optique orientés fair business comme WarbyParker ou Bonlook.com. La leçon tirée de Zappos, le site de vente de chaussures en ligne ? « Gâter le client, expliquent les jeunes créateurs. Nous avons fait un gros travail sur le packaging. Nous envoyons aussi une petite lettre de remerciement, une carte expliquant le fonctionnement du Buy One Give one. Nous proposons d’esssayer gratuitement quatre montures.
» Ils confessent admirer les réussites américaines et regrettent un peu le manque d’ambitions des entrepreneurs français. « En France, un type de 25 ans qui veut changer le monde, on lui rit au nez. Aux Etats-Unis, le créateur de Facebook force le respect. » Le tandem veut développer très vite Jimmy Fairly en Europe. A l’américaine ? « On a de grandes ambitions… », confie Antonin.
| Une paire achetée, une paire donnée Jimmy Fairly, le site de vente de lunettes sur internet, fonctionne sur le principe du commerce responsable : pour une paire de lunettes achetée, une paire est donnée à une association partenaire. Antonin Chartier (son cofondateur avec Sacha Bostoni), 23 ans, s’est inspiré de quelques modèles comme Toms Shoes pour le côté « Buy One Give One », ou Zappos pour le service client. Ajoutez une présence importante sur les réseaux sociaux grâce à un community manager et Jimmy Fairly a vite tapé dans l’oeil de business angels, qui ont injecté 200 000 euros dans la start-up pour son lancement. En plus du prix unique (95 euros pour des verres correcteurs ou solaires, fabriqués en France et montés dans le showroom parisien), le site propose l’essayage gratuit à domicile. Le taux de transformation affiché, proche des 80 %, prouve que Jimmy Fairly a trouvé sa communauté. « En à peine quinze jours, nous avons déjà reçu 400 commandes », affirme Antonin Chartier. A la clé, autant de paires de lunettes offertes aux associations partenaires. |
Jimmy Fairly
- 40 % de marge espérée par les fondateurs dans un secteur qui avoisine les 60 % d’ordinaire.
- 30 000 connexions les deux premiers jours (principales sources de trafic : Facebook, Twitter)
LEntreprise.com,




