Le réseau mondial de transferts interbancaires Swift s’est dit prêt vendredi à exclure de ses services les banques iraniennes sanctionnées par l’Union européenne.
La coopérative Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), par l’intermédiaire de laquelle les établissements financiers échangent des flux financiers, s’est dit « prête à agir et à interrompre ses services auprès des institutions financières iraniennes sanctionnées » sur la base d’une législation européenne actuellement en préparation.
Cette décision est le fruit de longues consultations entre le conseil d’administration de Swift, dont le siège est à Bruxelles, et les autorités de régulation compétentes, précise le communiqué.
Elle tient compte de « circonstances extraordinaires et hautement exceptionnelles », en l’occurrence, le « soutien international et multilatéral à l’intensification des sanctions à l’encontre de l’Iran », ajoute-t-il.
« Nous comprenons que l’UE est en train de rédiger un nouveau règlement de sanctions internationales qui affecte directement la capacité des fournisseurs de services de communication financières (tels que Swift) à offrir leurs services à des institutions financières iraniennes visées par des sanctions de l’UE », précise le texte.
« En outre, nous suivons avec attention l’évolution d’un texte du comité bancaire du Sénat américain concernant l’Iran et qui a une intention similaire », ajoute Swift.
News-banques.com




