Tous les pays de l’Union européenne cherchent des réponses à la crise. C’est l’un des thèmes de la campagne présidentielle française. Et demain, les ministres européens de la zone euro se pencheront sur l’aide à la Grèce. En Belgique le contrôle budgétaire se profile. En Italie, le président du Conseil Mario Monti a des idées: il lève les yeux au ciel et pense à l’Église.
Beaucoup d’autres y ont sans doute pensé, mais personne n’a vraiment osé. L’exemption fiscale des biens de l’Église était sacrée. Silvio Berlusconi avait même mis par écrit cette exemption qui jusque là n’était qu’orale.
L’impôt foncier se profile donc. Mario Monti n’a pourtant rien d’un mécréant. Il est catholique pratiquant mais il a deux bonnes raisons pour agir : la crise et une demande européenne.
Le président du conseil avait déjà laissé percer son intention au moment de son investiture. Cette fois, l’action se profile. Une lettre est partie vers la Commission européenne.
Le jeu en vaut la chandelle. Le clergé italien possède près de 90 000 bâtiments. Et encore le conditionnel est de rigueur. Personne ne connaît le chiffre exact. Un des secrets du Vatican.
A l’avenir, seules les églises, les chapelles, couvents et monastères échapperont à l’impôt.
En revanche, les hôtels qui prétextaient d’une chapelle dans une de leurs pièces pour ne payer d’impôts vont passer à la caisse. Tout comme les cliniques ou les maisons de repos. Idem pour les auberges de jeunesse.
Cela devrait rapporter pas loin d’un milliard d’euros. Le décret est prêt. Si le ciel peut attendre, ici bas en revanche, l’éternité n’est pas souhaitée pour la crise.
PIAB, avec Michel Lagase
rtbf.be Info




