Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale a réuni les ministères concernés à la relecture des communiqués d’ouverture des concours professionnels session de 2012. C’était le 20 janvier dernier sous l’examen et l’appréciation des Directeurs des ressources humaines (DRH) des ministères concernés. Selon les échos des travaux qui nous sont parvenus, des modifications pénalisantes sont intervenues dans les communiqués relatifs aux concours des Gestionnaires des ressources humaines (GRH), toutes options confondues. Ce qui a suscité de l’indignation du côté des Gestionnaires de la fonction publique qui crient à l’exclusion.
Le personnel en charge de la gestion des ressources financières et matérielles de l’administration publique s’inquiètent des nouvelles modifications apportées aux concours professionnels de leur catégorie, organisés à leur intention au compte de l’année 2012. Selon bon nombre de ces agents qui félicitent le ministre Sougalo Ouattara pour ses prouesses dans la redynamisation et la modernisation du secteur de la fonction GRH, rien ne va dans les communiqués d’ouverture relatifs à ces concours professionnels. « Nous félicitons cependant le ministre Soungalo Ouattara pour l’équité et la transparence dans la gestion des concours professionnels et l’encourageons à persévérer dans ce sens ». En effet, le ministère de la Fonction publique réunit chaque année les ministères bénéficiaires pour la relecture des communiqués d’ouverture. A cet effet, le vendredi 20 janvier 2012 les différents DRH se sont retrouvés pour relire et amender tous les communiqués. Ainsi, les amendements de fond ont été faits durant cette session. Tous les communiqués des différents ministères ont été présentés et amendés sauf les communiqués des concours du ministère de la Fonction publique. « A notre grande surprise, les communiqués relatifs aux concours des Gestionnaires des ressources humaines, toutes options confondues, ont connu des modifications de fond qui n’ont pas été décidées en plénière et qui excluent du coup une catégorie d’agents », ont relevé les GRH. En clair, ces communiqués, dans leur contenu, excluent cette fois-ci tout autre agent travaillant dans les services des ressources humaines n’ayant aucune qualification de base dans les ressources humaines, comme les assistants en ressources humaines. Du coup, l’administration publique burkinabè remet en cause les mesures nouvelles qu’elle avait initiées au bénéfice de certaines catégories d’agents. Des DRH, aujourd’hui faisant ainsi partie des démembrements de la fonction publique, s’interrogent sur la base juridique de cette exclusion qui pénalise les agents des DRH des autres ministères et certains agents en service à la fonction publique. « Nous sommes des agents dudit ministère et nous accomplissons les mêmes tâches que les autres. Et quand on se réfère aux textes organisant les emplois spécifiques dudit ministère, rien ne stipule cela », soutiennent les laissés-pour-compte aux concours professionnels de 2012. Par contre, les gestionnaires saluent l’attitude du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) qui aurait, dans ce sens, adopté une démarche juridique en donnant une mesure transitoire de cinq (5) ans aux agents qui sont dans la même situation. Les mécontents demandent au ministre Ouattara de prendre des dispositions pour la résolution de ce problème afin d’apporter des soulagements dans des cœurs meurtris. Espérant qu’un communiqué rectificatif viendra mettre fin à ce désagrément lourd de conséquences, les agents concernés se disent démotivés par cette nouvelle donne qu’ils jugent discriminatoire et égoïste. « Elle enfreint aux principes de la fonction publique qui sont, entre autres, l’équité et l’égal accès et nous demandons aux plus hautes autorités de notre pays de se pencher sur la situation de cette catégorie d’agents dont l’avenir est hypothéqué », se lamentent ces fonctionnaires.
Armel ILBOUDO
Le Pays




