Il est revenu à Kantigui que l’ancien directeur général du centre Muraz de Bobo-Dioulasso a été appréhendé, la semaine dernière, à Ouagadougou et conduit dans la capitale économique où il va répondre à une plainte pour vol de souches de tuberculose commis au mois de novembre 2011. Suite à la disparition de ces échantillons, hautement protégés à cause de leur dangerosité, mais précieusement conservés pour les besoins de la recherche anti-tuberculose, les nouveaux responsables de ce prestigieux laboratoire ont tout de suite alerté la gendarmerie nationale qui a ouvert une enquête.
Les investigations auraient permis de mettre, d’abord, le grappin sur une employée qui s’est révélée, plus tard, l’acolyte de l’ex-directeur général. Kantigui a ouï dire que c’est cette dame qui a passé un « deal » avec son ancien patron en soustrayant les souches de tuberculose pour les ranger chez elle à domicile. Le commanditaire du vol, affecté à d’autres services à Ouagadougou, n’a fait qu’inventer une mission pour se rendre à Bobo-Dioulasso et rentrer en possession du colis. Il se susurre qu’une partie des souches serait déjà vendue à des laboratoires étrangers hors du continent. Ce vol poserait donc la question de sécurisation des centres de recherche et les travaux des chercheurs au Burkina Faso. Car, à ce que l’on dit au centre Muraz, cette arrestation vient lever le voile sur les multiples vols dont le ou les auteurs n’ont, jusque-là, été découverts. Kantigui a eu des sueurs froides quand il s’est entendu expliquer que le pire serait arrivé si le colis était convoyé à Ouagadougou dans les transports en commun. Il aurait suffi que le bol se brise ou s’ouvre pour que les passagers soient contaminés par ces souches vivantes de tuberculose et à partir de là, bonjour l’hécatombe.
Sidwaya




