L’amélioration de l’environnement des affaires est un moyen efficace de lutte contre la pauvreté en permettant au secteur privé de se développer pour créer de la valeur ajoutée, de la richesse et des emplois.
L’amélioration du climat des affaires est considérée, aujourd’hui, comme un outil important en matière de lutte contre la pauvreté. C’est dans cet esprit qu’un atelier de d’échange d’expériences entre les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (avec la participation de la Guinée et du Rwanda) s’est ouvert hier dans notre capitale à l’hôtel Laico Amitié. La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré, a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des secteurs public et privé et des partenaires au développement. Organisé par notre pays et la Banque mondiale en collaboration avec la Commission de l’UEMOA et le secrétariat permanent de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA), la rencontre vise à améliorer le climat des affaires dans la zone UEMOA. Inédits jusqu’ici en Afrique de l’Ouest, des ateliers similaires ont déjà été organisés en Tanzanie en 2008, en Ouganda en 2009 et au Kenya en 2011. Le directeur des opérations de la Banque mondiale au Mali, Ousmane Diagana, expliquera à l’ouverture des travaux que l’amélioration du climat des affaires est un outil efficace de lutte contre la pauvreté. En favorisant, en effet, les conditions d’établissement et d’exercice des activités entrepreneuriales, on permet au secteur privé de se développer, de créer de la valeur ajoutée, de la richesse et des emplois. C’est pour cette raison, soulignera-t-il, que depuis des années, son institution assiste les Etats en matière d’amélioration du climat des affaires et particulièrement, les pays les moins riches. A travers la présente rencontre, la Banque entend aussi sensibiliser les autres partenaires sur la nécessité de stimuler les reformes de l’OHADA afin d’atteindre des résultats significatifs en matière de diffusion des informations sur les bonnes pratiques dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires ; de partage des bonnes pratiques ; d’amélioration de la coordination entre la Banque et les réformateurs dans les pays UEMOA et de la promotion des réformes de l’OHADA. Le représentant de l’institution financière internationale a relevé que le Mali est devenu actuellement, l’endroit où il est le plus facile de faire des affaires pour un entrepreneur au sein de l’OHADA (suivi du Burkina Faso et du Sénégal). Malgré ces résultats, les réformes, estime-t-il, restent insuffisantes et doivent donc être approfondies. Ousmane Diagana a entre autres contraintes, évoqué les difficultés d’accès aux financements qui constituent le premier obstacle au développement des PME en Afrique notamment dans la zone OHADA, les problèmes de corruption, la faiblesse des infrastructures, les fiscalités abusives. Vu l’importance de la bureaucratie et du manque de transparence, a-t-il souligné, la Banque mondiale a concentré ses efforts sur trois domaines en vue d’améliorer le climat des affaires : la création et le développement des entreprises, l’accès au crédit à travers les réformes de l’OHADA, la recherche de solutions aux difficultés des entreprises et la résolution des litiges commerciaux. Ousmane Diagana a remercié l’ensemble des partenaires qui soutiennent l’amélioration du climat des affaires dans notre pays, particulièrement les Etats-Unis et les Pays-Bas dont la contribution a été déterminante dans les résultats atteints au Mali. Le ministre Tiémoko Sangaré qui représentait le Premier ministre, a, lui, souligné que l’atelier témoignait non seulement de la synergie qui caractérise nos relations au sein de l’espace UEMOA, mais aussi des rapports avec le groupe de la Banque mondiale et les autres partenaires. Tout en rappelant les réformes entreprises par notre pays en matière d’amélioration de l’environnement des affaires, il a estimé important d’approfondir la réflexion sur les mutations économiques en cours en vue de renforcer cet environnement. Le ministre a également remercié la Banque mondiale et l’ensemble des partenaires pour leur accompagnement.
Quant au représentant résident du Bureau de la Commission de l’UEMOA à Bamako, Hyacinthe François Akoko, il a confirmé que le développement du secteur privé reste une priorité de l’union. Pendant trois jours, les participants à l’atelier vont plancher sur des thèmes comme : « Les stratégies de soutien aux réformes du climat des investissements : les bailleurs de fonds bi et multilatéraux » ; « Comment systématiser les réformes : engagement, organisation, résultats ». Les principales conclusions du rapport « Doing Business 2012 » de la Banque mondiale seront également présentées durant la session.
L’Essor




