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Mine d’or de Kiaka : Le premier lingot attendu en décembre 2014

Le ministre en charge des Mines, Lamoussa Salif Kaboré a visité, mardi 17 janvier 2011, le site aurifère de Kiaka dans la commune rurale de Gogo au Centre-Sud. Objectif : constater le déroulement des activités de recherche de la mine qui espère couler le premier lingot du métal jaune en fin 2014.

Le boum minier a encore de beaux jours au Burkina Faso. En témoigne, l’exploitation prochaine de l’or sur le site de Kiaka dans la commune rurale de Gogo à près de 140 km de Ouagadougou. Mais en attendant l’extraction du métal jaune, la société Volta ressources, concessionnaire de la mine, est à la phase de l’exploration. Et le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Salif Lamoussa Kaboré, comme à ses habitudes, a voulu prendre le pouls des travaux d’exploration en effectuant, mardi 17 janvier 2012, un déplacement sur le site. Pour la 1re étape de cette visite, le minsitre Salif Kaboré et sa délégation ont eu droit à un exposé sur le projet aurifère de Kiaka présenté par le chef géologue du site, Didier Kaboré. Celui-ci a, d’emblée, précisé que la mine est à la phase d’exploration depuis deux ans et 15 milliards de francs CFA ont déjà été injectés à cet effet. Toute chose qui a permis de déceler à ce jour une réserve estimée à 125 tonnes d’or. « Nous comptons faire la demande d’exploitation en début d’année 2013, le financement du projet et la construction vont se faire aussi à cette même période », a relevé M. Kaboré. Au sujet de l’étape capitale, à savoir la production du métal jaune, le chef géologue a indiqué qu’elle interviendra à coup sûr en 2014. Une assurance qu’il semble justifier en ces termes : « Nous avons jusque-là respecté le délai de nos activités ».
Après la brève présentation, les visiteurs ont mis le cap sur le site de sondage. Le terrain piqué de près de 703 points de sondages abrite une mine d’exploitation artisanale, qui ne devrait plus exister dès la mise en chantier du site aurifère industriel. Le vice-président de Volta ressources, Guy Franceschi, compte user de tact pour cohabiter avec ces mineurs d’un autre genre : « lorsque nous allons mettre en œuvre notre plan d’exploitation, ils (les mineurs artisanaux) ne seront pas chassés mais nous allons prévoir des alternatives pour eux ». Sur ce site, sept machines sont chargées de perforer l’écorce terrestre avec souvent une profondeur qui va à plus de 500 mètres. Ainsi, des colonnes de roches appelées « carottes » sont prélevées à chaque couche de la terre pour être analysées. A la carothèque, dernier lieu de la visite du jour, sont entassées 10 000 caisses de carottes pour l’échantillonnage de la teneur du métal jaune. De l’avis du géologue spécialiste d’évaluation des projets miniers, Rasmané Kaboré, ces colonnes de roches prélevées constituent des archives pour mieux apprécier pourquoi un endroit contient de l’or tandis qu’un autre n’en contient pas. Le prélèvement, a-t-il dit, va se poursuivre jusqu’au démarrage des travaux d’exploitation. Au terme des pérégrinations et des différentes explications, le ministre en charge des Mines a mentionné fonder l’espoir que le site de Kiaka soit une réalité d’ici à 2014. « Cette mine doit faire partie des acquis du programme politique du président du Faso », a lancé Salif Kaboré. Il a affirmé travailler donc à épargner le jeune chantier des remous qu’ont connus certains sites aurifères du territoire national. Le concessionnaire, Volta ressources, soucieux des conditions de vie des populations riveraines entend démarrer bientôt la construction d’un dispensaire. Les responsables de la société envisagent aussi lancer un vaste programme environnemental dès le 1er trimestre de la nouvelle année.

Nombamba Didier OUEDRAOGO

Sidwaya

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