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SYNDICATS DU BURKINA : Grève nationale le 24 février contre la vignette

En guise de protestation contre la loi sur la taxe de développement communal, les centrales syndicales et syndicats autonomes, en liaison avec les autres composantes de la coalition nationale contre la vie chère, ont décidé d’une manifestation, des marches-meetings, le mercredi 24 février 2010 sur l’ensemble du territoire national.

« La taxe de développement communal est injuste, tout comme la TVA sur les prêts bancaires ». Et concernant la première particulièrement, les syndicats ont annoncé, le mardi 9 février 2010, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail de Ouagadougou, une grève, sous forme de marches-meetings, sur toute l’étendue du territoire national, le mercredi 24 février prochain.

Pour les centrales syndicales, les syndicats autonomes et les autres structures de la coalition nationale contre la vie chère, l’instauration de la taxe de développement communal atteste, en réalité, la restauration des vignettes autrefois supprimées. Cette taxe dont l’application effective, à Ouagadougou, est annoncée pour le délai du premier trimestre de 2010 est donc inopportune, selon les syndicats. Le président du mois des centrales syndicales, Augustin Blaise Hien, s’en explique : « Le mouvement syndical a unanimement condamné la mise en oeuvre de cette taxe dans un contexte de vie chère, de non-satisfaction d’une de ses revendications essentielles portant sur une hausse des salaires, dans un contexte aussi où ceux qui ont de faibles revenus (travailleurs, artisans, petits commerçants, acteurs de l’économie informelle), ploient sous le poids des taxes pendant que les gros capitaux bénéficient régulièrement de baisse de taxes et de diverses facilités ».

En rappel, la taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes, communément appelée plaques et vignettes, avait été remplacée par la taxe sur les produits pétroliers, pour compenser la perte de recettes engendrée par la suppression de la première. Les syndicats avaient aussi exprimé des réserves concernant la clé de répartition de la taxe sur les produits pétroliers qui suppose que les recettes collectées au titre de la TPP soient réparties à raison de 90% pour le budget de l’Etat et de 10% au profit des collectivités territoriales. Les syndicats avaient en effet proposé, à travers leur plate-forme du 1er mai 2009, une révision de la clé de répartition de la TPP « à raison, par exemple, de 50% pour l’Etat et 50% pour les collectivités ».

Par Lassina Fabrice SANOU

Source : lepays.bf

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