Les pays de la sous-région ouest africaine vont bientôt disposer d’une politique minière commune, a annoncé mardi à Dakar, lors d’un point de presse, le vice président, chargé des programmes d’Oxfam America, Darius Teter, précisant que sa structure a aidé à l’élaboration de ce texte réglementaire.
«L’Ong Oxfam a aidé les pays de l’Afrique de l’ouest à mettre en place une stratégie minière sous-régionale. En 2011, elle les a aussi aidés à élaborer une politique minière commune qui a été déjà approuvée par les ministres en charge des Mines. Cette politique sera adoptée par les Chefs d’Etats à leur prochain sommet», a expliqué M. Teter.
Le vice président d’Oxfam-America s’exprimait à l’issue d’une visite au Sénégal, entamée depuis le 12 janvier dernier, pour s’enquérir de l’état d’avancement des actions de soutien aux sinistrés des inondations dans le département de Pikine (banlieue dakaroise) et du programme de gouvernance minière mis en ouvre à l’Est du Sénégal, une zone où l’extraction minière est en cours.
Le coordonnateur régional du programme «Industries Extractives» d’Oxfam, Moussa Bâ, a indiqué que la politique minière commune porte sur cinq points essentiels.
«Elle appelle au respect des droits des communautés vivant dans les zones d’extraction minière et au respect de l’impact environnemental des activités minières», a dit M. Bâ.
Il a ajouté que la politique incite aussi à la participation des investisseurs nationaux dans le capital des sociétés extractives, en faisant de sorte que l’extraction ne soit plus le monopole d’investisseurs étrangers.
«Pour ce faire, nous allons dans quelques jours démarrer une série de rencontres avec les organisations patronales des pays de la sous-région», a-t-il relevé.
L’autre aspect de la politique minière commune est la formation sur la responsabilité sociale des entreprises qui, désormais, doit mettre l’accent sur la construction d’infrastructures pérennes.
«La politique minière commune poussera aussi les Etats à abandonner certaines de leurs prérogatives locales. Ce qui permettra la création d’un plus vaste marché, avec la hausse de la fiscalité», a conclu Moussa Bâ, indiquant que l’objectif final de cette politique est «la création de plus de richesses minières qui profitent davantage aux populations».
ET/of/APA




