Air France-KLM, qui a annoncé jeudi un plan d’économies de plus d’un milliard sur trois ans, a décidé qu’il n’aurait aucune augmentation générale de salaires en 2012 et 2013 chez Air France et que le gel des embauches décidé en septembre serait poursuivi, indique un communiqué du groupe. Le groupe précise qu’il y aura «un gel des augmentations générales des salaires chez Air France et une modération salariale chez KLM», et que «le gel des embauches décidé en septembre dernier sera poursuivi».
«Des efforts de productivité, une nouvelle réduction des frais généraux et une adaptation du réseau complèteront ces mesures», indique le communiqué. Dans ce but, la compagnie va dénoncer les accords collectifs existants et organisant le travail des personnels navigants (pilotes, hôtesses et stewards) et au sol, ce qui aura des conséquences en matière d’emploi.
«Le retour à une profitabilité satisfaisante nécessitera une amélioration très importante de la productivité de tous les secteurs du groupe, ce qui impliquera la renégociation des règles d’emploi contenues dans les accords collectifs existants», indique le communiqué.
«Les négociations avec les organisations représentatives des différentes catégories de personnel débuteront sans délai», est-il précisé. Un deuxième volet de mesures plus structurelles doit être annoncée en juin.
Le plan de la compagnie, détaillé dans un communiqué, s’articule autour de mesures «immédiates» d’économies et d’un «plan de transformation» passant par l’«amélioration de la productivité» et la restructuration de son activité court et moyen-courrier, qui a perdu 700 millions d’euros en 2011.
Air France, qui a replongé dans le rouge en 2011, s’est fixé comme «objectif prioritaire» de réduire de 2 milliards d’euros sa dette nette d’ici à 2014, pour la ramener à environ 4,5 milliards d’euros.
A cet effet, le groupe va réduire sa flotte et son programme d’investissements, sans toucher aux investissements liés à la sécurité.
Les investissements seront ainsi ramenés sous les 5 milliards d’euros au cours des trois prochaines années, contre plus de 6 milliards en 2009-2011.
Le second volet du plan, qui sera détaillé en mai-juin, prévoit des mesures structurelles qui devraient accroître la capacité d’autofinancement du groupe d’un milliard d’euros.
Pour améliorer sa productivité, la compagnie va ainsi dénoncer les accords collectifs existants et organisant le travail des personnels navigants (pilotes, hôtesses et stewards) et au sol, ce qui aura des conséquences en matière d’emploi.
Enfin, pour enrayer les pertes de son activité court et moyen-courrier (France et Europe), la compagnie n’exclut pas de recourir davantage à la sous-traitance.
(Source AFP)




