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Tourisme, un secteur porteur au Burkina Faso

Autrefois appelé la «Haute-Volta», le Burkina Faso, plus connu sous l’appellation «Pays des hommes intègres» est situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest et fait frontière avec le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et le Togo. Les Touristes y découvrent des paysages magnifiques, la riche culture occidentale, l’animation qui y règne et la vie qui s’y dégage.

Depuis une dizaine d’années, le secteur du tourisme et de l’hôtellerie connaît un développement considérable avec un soutien continu du gouvernement. Cet appui s’est matérialisé en 2005 avec l’adoption d’une loi d’orientation sur le tourisme. Son objectif est de déterminer les principes généraux du développement du secteur. Si plusieurs définitions peuvent être données au terme tourisme, c’est le tourisme récepteur que l’on connaît le plus au Burkina. Ce genre de tourisme est pratiqué par les non-résidents d’un pays. Ainsi, le Burkina accueille chaque année des milliers de touristes venus d’ailleurs. Depuis 1981, le flux touristique à destination de ce pays est passé de 150.000 en 1981 à près de 500.000 touristes de nos jours.

Cet intérêt pour le Burkina Faso est la résultante de sa richesse culturelle et touristique. Le pays compte plus d’une soixantaine de sites touristiques. Très prisés, ces sites sont entre autres le palais royal de Kokologo, les habitats traditionnels de Tiébélé, les sculptures sur granite de Laongo, la mare aux hippopotames de Bala ou le parc urbain Bangreweogo…

Cette diversité donne l’aspect d’une carte touristique au pays. A l’Ouest du Burkina Faso est pratiqué le tourisme de découverte et de villégiature. Le tourisme des affaires est l’apanage du Centre du pays. Dans le Sahel est pratiqué le tourisme de découverte. Quant à l’Est, c’est le tourisme de vision. Autant d’atouts qui font du Burkina un pays à fortes potentialités touristiques.

Le tourisme est un secteur porteur dans lequel on peut faire des affaires. Les retombées financières sont sans cesse croissantes. Si en 2006 les recettes étaient de 30 milliards selon le service des statistiques de la direction des infrastructures touristiques, elles sont estimées à plus de 55 milliards de nos jours pour l’économie nationale.

Conscient de l’importance de ce secteur, des initiatives aussi bien étatiques que privées contribuent à la promotion des produits touristiques. C’est à ce titre que sont organisés le SITHO, le SIAO, la SNC, la FILO ou le FESPACO. Ces évènements sont d’une très grande importance d’après la Banque Mondiale. En effet, elle estime que « globalement, le secteur tertiaire a bénéficié des retombées des grands événements organisés au cours de l’année 2010 : le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie, la Semaine nationale de la culture, le Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso ». Ainsi, ce secteur a connu une évolution positive en 2010 avec une croissance de 11% contre 2,8% en 2009. Il devrait continuer à se développer en 2011 et 2012 avec une croissance de 7% en moyenne par an si on arrivait à contenir les effets de la crise sociale d’avril-juin 2011.
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Le secteur du tourisme est porteur et très viable pour peu que les acteurs qui s’y engagent y mettent du professionnalisme. C’est à ce prix que le pays pourrait devenir un hub économique avec le secteur du tourisme et de l’hôtellerie comme un des moteurs de développement.

Lucien Mazanba, pour Burkinapmepmi.com

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