La Libye souhaite procéder à l’évaluation de ses investissements au Mali, a laissé entendre mercredi son ministre des Affaires étrangères Ashor Ben Khaia au cours de la toute première visite qu’effectuait à Bamako une délégation officielle libyenne depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi.
La coopération bilatérale continuera après l’évaluation des projets communs, a affirmé le chef de la diplomatie du Conseil national de transition (CNT) soulignant qu’il va, par la suite, s’agir pour les deux pays de « s’organiser » afin de sauvegarder, protéger et développer davantage les bons projets.
« On va aussi débattre des problèmes », a ajouté le chef de la diplomatie libyenne qui était porteur d’un message du président du CNT, Mustapha Abdeljalil, à son homologue malien Amadou Toumani Touré.
Pour le ministre libyen, il n’y a pas de doute que les relations libyo-maliennes vont se poursuivre et même se consolider car, a-t-il dit, « nous sommes entre frères » et pays unis par des « liens historiques ».
M. Ben Khaia a toutefois fait remarquer que la priorité de son pays se situait actuellement au triple plan de la reconstructtion nationale, de l’augmentation de la production pétrolière et du dégel des avoirs nationaux.
Avec Bamako, le régime du défunt Mouammar Kadhafi entretenait de bonnes relations qui se sont traduites par des investissements de milliards de dollars placés sous formes diverses dans les domaines de l’hôtellerie, de la banque, de l’agriculture et de la distribution des produits petroliers notamment.
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AT/od/APA




